Tout savoir sur le toffee : histoire, fabrication et recettes

découvrez tout sur le toffee : son histoire fascinante, les étapes de fabrication traditionnelles et des recettes délicieuses pour le savourer chez vous.

Il y a des jours oĂč l’on a simplement envie de douceurs qui sentent le beurre chaud et le sucre qui brunit, sans se lancer dans une pĂątisserie compliquĂ©e. Le toffee fait partie de ces plaisirs-lĂ  : une confiserie simple en apparence, mais qui rĂ©compense vraiment ceux qui comprennent ce qui se passe dans la casserole. Quand nous le prĂ©parons Ă  la maison, nous cherchons ce point prĂ©cis oĂč la masse devient lisse, brillante, et dĂ©gage une odeur de caramel profond, presque noisette, sans jamais basculer vers l’amer. C’est aussi un terrain d’apprentissage parfait : un thermomĂštre aide, mais nos yeux, notre nez et mĂȘme le son du mĂ©lange au fouet finissent par devenir nos meilleurs repĂšres.

Dans cet article, nous allons passer par l’histoire du toffee, puis par la fabrication du toffee telle qu’on la pratique vraiment chez soi (avec les erreurs que nous avons dĂ©jĂ  faites, et celles que nous voyons souvent). Ensuite, place Ă  des recettes de toffee concrĂštes : la version classique Ă  couper en morceaux, des bonbons au toffee, et une tarte “banane-toffee” inspirĂ©e du Banoffee, avec nos ajustements du quotidien. L’objectif est clair : que la prochaine casserole de toffee que vous ferez soit maĂźtrisĂ©e, et surtout agrĂ©able Ă  rĂ©ussir.

En bref

  • 🍯 Comprendre la diffĂ©rence entre toffee et caramel (et pourquoi le beurre change tout)
  • 🧈 Choisir les bons ingrĂ©dients et proportions pour une confiserie stable, brillante et bien texturĂ©e
  • đŸŒĄïž RepĂ©rer les tempĂ©ratures clĂ©s et les signes visuels (couleur, odeur, viscositĂ©) pour Ă©viter le brĂ»lĂ©
  • ⚠ Éviter les erreurs courantes : cristallisation, sĂ©paration du gras, toffee trop mou ou trop dur
  • 🍌 Tester des recettes de toffee rĂ©alistes : Ă©clats Ă  croquer, bonbons au toffee, tarte banane-chocolat-caramel beurre salĂ©

Sommaire

  1. Histoire du toffee : origines, traditions et différences avec le caramel
  2. Fabrication du toffee : méthode maison, températures et repÚres sensoriels
  3. Bonbons au toffee : textures, découpe, conservation et enrobages
  4. Recettes de toffee : classique, beurre salé, chocolat-noisettes
  5. Tarte banane-toffee inspirée du Banoffee : montage, équilibre et astuces
  6. Questions pratiques pour réussir

Histoire du toffee : origines, traditions et différence avec le caramel

Quand nous parlons de toffee, nous parlons d’une confiserie nĂ©e d’une idĂ©e trĂšs simple : cuire du sucre avec du beurre (parfois avec de la mĂ©lasse), jusqu’à obtenir une pĂąte brun dorĂ© qui durcit en refroidissant. C’est une gourmandise trĂšs associĂ©e au monde anglo-saxon, et en particulier Ă  des habitudes de tea time oĂč l’on aime croquer quelque chose de beurrĂ©, d’un peu “toastĂ©â€, parfois enrichi de fruits secs. Ce qui nous frappe, quand on s’y met Ă  la maison, c’est que cette simplicitĂ© n’empĂȘche pas la prĂ©cision : quelques degrĂ©s de trop, et on passe du “toffee profond” au “trop cuit”.

La histoire du toffee est aussi celle des ingrĂ©dients disponibles. Quand le sucre de canne s’est largement diffusĂ© en Europe, et que le beurre faisait dĂ©jĂ  partie de la cuisine quotidienne dans de nombreuses rĂ©gions, l’idĂ©e de les cuire ensemble s’est imposĂ©e naturellement. Les variantes Ă  la mĂ©lasse ont donnĂ© des goĂ»ts plus sombres, presque rĂ©glissĂ©s, avec une amertume Ă©lĂ©gante si on s’arrĂȘte au bon moment. Aujourd’hui, mĂȘme en 2026, on retrouve ce balancement : certains cherchent un profil trĂšs doux et lactĂ©, d’autres une profondeur plus “brune”.

Ce qui revient tout le temps dans les Ă©changes entre passionnĂ©s, c’est la comparaison avec le caramel. Chez nous, la distinction la plus utile en cuisine n’est pas une bataille de dĂ©finitions : c’est une question de rĂ©sultat. Le caramel “pur” vient d’un sucre chauffĂ© (souvent avec eau ou Ă  sec) et sa texture dĂ©pend ensuite de la crĂšme, de l’eau ou du beurre ajoutĂ©s. Le toffee, lui, est pensĂ© dĂšs le dĂ©part comme un mĂ©lange beurre-sucre cuit ensemble. RĂ©sultat : une sensation plus riche, plus “biscuitĂ©e”, et une mĂąche souvent plus nette quand on le casse.

Nous avons aussi remarquĂ© que l’imaginaire du toffee s’est dĂ©placĂ© vers les desserts modernes. La tarte banane-toffee inspirĂ©e du Banoffee en est un bon exemple : on marie banane, chocolat, et une couche de toffee ou de caramel au beurre salĂ©. C’est un dessert trĂšs “confort”, facile Ă  partager, et qui donne envie de revenir en cuisine parce que chaque Ă©lĂ©ment peut se rĂ©gler Ă  son goĂ»t. À la maison, nous aimons cette logique : comprendre une base de confiserie, puis la dĂ©cliner dans des desserts du quotidien.

Un dernier point important : le toffee n’est pas qu’une recette, c’est une technique. Une fois qu’on comprend comment la chaleur transforme le sucre, comment le beurre Ă©mulsionne, et comment une lĂ©gĂšre agitation peut Ă©viter la cristallisation, on se sent plus libre. Et c’est exactement ce qui rend le toffee intĂ©ressant : une confiserie accessible, mais jamais ennuyeuse. La suite logique, c’est de passer Ă  la casserole et d’entrer dans la fabrication du toffee avec de vrais repĂšres.

Fabrication du toffee : méthode maison, températures, repÚres et erreurs fréquentes

La fabrication du toffee commence par un choix que nous avons appris Ă  ne plus nĂ©gliger : la casserole. Une casserole Ă  fond Ă©pais change tout, parce qu’elle diffuse la chaleur plus rĂ©guliĂšrement. Avec un fond trop fin, nous avons dĂ©jĂ  vu le mĂ©lange “prendre” sur une zone, brunir trop vite, puis donner un goĂ»t un peu Ăącre. Pour un toffee propre, nous visons une montĂ©e en tempĂ©rature rĂ©guliĂšre, et une cuisson oĂč l’on garde le contrĂŽle.

CĂŽtĂ© ingrĂ©dients, nous restons sur une base simple et robuste : 200 g de sucre (blanc ou roux), 120 g de beurre (demi-sel si on aime le contraste), et 60 ml d’eau. L’eau n’est pas obligatoire, mais Ă  la maison nous l’aimons pour dĂ©marrer une cuisson plus douce : elle aide le sucre Ă  fondre sans accrocher, et nous laisse le temps d’observer. On peut ajouter 1 pincĂ©e de sel si le beurre est doux, et 1 c. Ă  cafĂ© de vanille hors du feu pour parfumer. Si on veut un profil plus “anglais” et plus sombre, remplacer 40 g de sucre par de la mĂ©lasse donne une profondeur trĂšs agrĂ©able.

Ensuite vient la question qui rassure tout le monde : faut-il un thermomĂštre ? Nous rĂ©pondons franchement : ce n’est pas indispensable, mais c’est extrĂȘmement sĂ©curisant. Pour un toffee Ă  casser (style â€œĂ©clats”), nous visons en gĂ©nĂ©ral 145–150°C (stade hard crack). Pour un toffee plus tendre, Ă  mĂącher, on s’arrĂȘte plutĂŽt vers 130–140°C (stade soft/hard ball selon le rĂ©sultat). Sans thermomĂštre, il faut apprendre Ă  lire la couleur : blond puis ambrĂ©, et Ă  sentir l’odeur : quand le parfum passe du “sucrĂ©â€ au “beurrĂ©-noisette”, on s’approche du bon point.

Gestes clés : remuer, émulsionner, verser

Nous mĂ©langeons sucre et eau d’abord, puis nous ajoutons le beurre. Feu moyen, pas plus. Au dĂ©but, nous remuons doucement pour aider Ă  fondre, puis nous limitons l’agitation quand le mĂ©lange bout : trop remuer peut favoriser la cristallisation sur les parois. En revanche, quand le beurre semble se sĂ©parer, nous reprenons le fouet quelques secondes : c’est souvent une question d’émulsion et de tempĂ©rature.

Le moment du versement est dĂ©cisif. Nous prĂ©parons toujours le moule avant : plaque avec papier cuisson, ou cadre lĂ©gĂšrement beurrĂ©. On verse en filet, sans racler frĂ©nĂ©tiquement, et on laisse la masse se niveler. Si on veut des fruits secs, on les pose sur la plaque puis on verse dessus, ou on les incorpore trĂšs vite hors du feu. Le signe visuel que nous cherchons : une surface brillante, une couleur ambrĂ©e uniforme, et une pĂąte qui “tire” lourdement.

Tableau de repÚres : texture, température, usages

Objectif 🍬 TempĂ©rature đŸŒĄïž Texture attendue 👌 Usage en cuisine 🍰
Toffee tendre 130–140°C Souple, mĂąche “caramel” sans coller excessivement Bonbons Ă  emballer, inserts, nappage Ă©pais
Toffee Ă  casser 145–150°C Croquant net, se casse en Ă©clats Éclats, topping glace, base de confiserie
Trop cuit ⚠ > 155°C Amer, trĂšs dur, couleur trop foncĂ©e À Ă©viter (ou Ă  rĂ©server en poudre sur desserts, si goĂ»t supportable)

Erreurs courantes (celles qu’on a faites) et solutions rĂ©alistes

La cristallisation est l’erreur la plus frustrante : le mĂ©lange devient granuleux, perd sa brillance. Nous l’avons provoquĂ©e en remuant trop fort et en laissant des grains de sucre sur les bords. Solution : utiliser un pinceau humide pour nettoyer les parois en dĂ©but de cuisson, Ă©viter les Ă -coups, et garder un feu rĂ©gulier. Autre erreur : le beurre se sĂ©pare. Cela arrive si la tempĂ©rature monte trop vite ou si l’on stoppe/remue au mauvais moment. Solution : baisser le feu, fouetter briĂšvement pour rĂ©-Ă©mulsionner, et continuer doucement.

Enfin, le toffee trop mou vient souvent d’une cuisson arrĂȘtĂ©e trop tĂŽt, ou d’un surplus d’humiditĂ©. On peut parfois le “rattraper” en le remettant en casserole et en le remontant Ă  la bonne tempĂ©rature. Le toffee trop dur, lui, est souvent simplement trop cuit : la prochaine fois, on coupe le feu plus tĂŽt et on se fie davantage Ă  la couleur. Une confiserie, c’est aussi un apprentissage par essais. Et maintenant que la base est solide, passons Ă  l’étape la plus concrĂšte : les bonbons au toffee.

Bonbons au toffee : découpe, textures, emballage et conservation à la maison

Les bonbons au toffee, c’est lĂ  oĂč nous avons le plus “ajustĂ©â€ au fil des essais, parce que le rĂ©sultat dĂ©pend beaucoup de l’épaisseur, de la tempĂ©rature finale, et mĂȘme de l’humiditĂ© de la cuisine. Un jour de pluie, nous avons eu un toffee plus collant, et nous avons compris que la conservation et l’emballage comptent presque autant que la cuisson. La bonne nouvelle, c’est qu’une fois qu’on a deux ou trois rĂ©flexes, on obtient des piĂšces rĂ©guliĂšres et agrĂ©ables.

Pour des bonbons tendres, nous visons une cuisson autour de 135–140°C. On verse dans un petit moule chemisĂ© de papier cuisson, sur une Ă©paisseur d’environ 1,5 cm. Temps rĂ©el : 10 min de prĂ©paration (pesĂ©es, moule prĂȘt), 12–18 min de cuisson selon feu et casserole, puis 1 h de refroidissement avant dĂ©coupe. Nous laissons refroidir Ă  tempĂ©rature ambiante, sans frigo au dĂ©but : le froid brutal peut condenser de l’eau en surface et rendre le bonbon poisseux.

Découpe nette : notre méthode la plus fiable

Nous avons longtemps galĂ©rĂ© avec la dĂ©coupe : soit ça s’écrasait, soit ça collait. Ce qui marche bien : huiler trĂšs lĂ©gĂšrement la lame d’un grand couteau, et couper quand le toffee est encore juste un peu souple (pas tiĂšde, mais pas complĂštement “bĂ©ton” non plus). Si on attend trop, on casse. Si on coupe trop tĂŽt, ça se dĂ©forme. Un repĂšre tactile simple : on presse doucement avec le doigt, la surface doit marquer un peu puis revenir lentement.

Pour des carrĂ©s rĂ©guliers, nous traçons d’abord des lignes lĂ©gĂšres au couteau, puis on repasse. Et si on veut Ă©viter que les morceaux se recollent, on les roule dans une fine poussiĂšre de sucre ou dans un mĂ©lange sucre-fleur de sel trĂšs lĂ©ger. Ce n’est pas obligatoire, mais ça aide.

Parfums et enrobages accessibles

Nous aimons rester dans des ajouts qui ne compliquent pas la structure. Une pincĂ©e de sel (ou beurre demi-sel) donne un contraste immĂ©diat. La vanille fonctionne toujours. Pour une note “adulte” sans ĂȘtre agressive, un peu de cafĂ© soluble (trĂšs peu, 1/2 c. Ă  cafĂ©) dissous dans l’eau au dĂ©part donne une profondeur proche d’un caramel cafĂ©.

Pour enrober, le chocolat noir est le plus stable : on trempe les morceaux refroidis, puis on laisse prendre sur papier cuisson. Il faut juste accepter que c’est un peu salissant. Avec des fruits secs (amandes, noisettes), nous les torrĂ©fions 8–10 min Ă  160°C pour rĂ©veiller l’arĂŽme, puis on les concasse. On peut les ajouter hors du feu, ou les parsemer sur le dessus juste aprĂšs avoir versĂ© la masse.

Conservation : ce qui marche vraiment au quotidien

Nous conservons les bonbons dans une boĂźte hermĂ©tique, idĂ©alement avec un papier cuisson entre les couches. À tempĂ©rature ambiante, ils tiennent facilement 10 Ă  14 jours si la piĂšce n’est pas humide. Pour l’emballage individuel, du papier cuisson ou papier bonbon fait trĂšs bien le travail. Si on les met au frigo, ils durcissent et peuvent “transpirer” en revenant Ă  tempĂ©rature ambiante : on prĂ©fĂšre Ă©viter, sauf forte chaleur.

Ce qu’on retient : les bonbons au toffee sont une confiserie simple, mais ils demandent une attention au dĂ©tail. Une fois ces bases acquises, on peut s’amuser avec de vraies recettes de toffee plus variĂ©es, sans perdre le contrĂŽle du rĂ©sultat.

Recettes de toffee : la base classique, version beurre salé, et variantes chocolat-noisettes

Nous aimons parler de recettes de toffee au pluriel, parce que la base est la mĂȘme, mais le rĂ©sultat change Ă©normĂ©ment selon le sucre, la cuisson et les ajouts. Ici, nous proposons trois variantes que nous faisons vraiment Ă  la maison. Elles ont un point commun : elles restent raisonnables en ingrĂ©dients, et elles donnent des repĂšres de texture concrets.

Toffee classique à casser (éclats croquants)

Pour un toffee â€œĂ©clats”, celui qu’on casse et qu’on grignote, nous utilisons : 200 g de sucre, 120 g de beurre, 60 ml d’eau, 1 pincĂ©e de sel. Cuisson Ă  feu moyen jusqu’à 145–150°C. On verse sur plaque chemisĂ©e, on Ă©tale lĂ©gĂšrement en inclinant la plaque (pas besoin de spatule si le toffee est assez fluide), et on laisse refroidir 45 min. Quand on casse, on cherche un “snap” net, pas une sensation gommeuse.

Ce toffee va trĂšs bien en topping : sur une crĂšme dessert, une glace vanille, ou mĂȘme un yaourt nature. Et oui, on retombe sur le mot caramel en bouche, mais avec cette note beurrĂ©e et toastĂ©e qui signe vraiment le toffee.

Toffee beurre salé : équilibre du sel et du brunissement

Si on part sur du beurre demi-sel, nous Ă©vitons de rajouter trop de sel en plus. L’erreur qu’on a faite : saler au dĂ©but et re-saler Ă  la fin, ce qui “tape” la langue. Mieux : goĂ»ter une micro-goutte sur une cuillĂšre (attention c’est brĂ»lant, on la laisse tiĂ©dir), puis ajuster avec une pincĂ©e Ă  la fin seulement si nĂ©cessaire.

Pour renforcer la sensation “beurre salĂ©â€, nous utilisons parfois sucre roux (ou moitiĂ© roux, moitiĂ© blanc). Ça donne une couleur plus chaude, et un parfum plus rond. Visuellement, on cherche un ambre plus foncĂ©, mais pas brun.

Toffee chocolat-noisettes : une variante de cuisine simple

Cette version coche toutes les cases des douceurs de placard : on fait un toffee Ă  casser, puis on coule dessus une fine couche de chocolat. ConcrĂštement : on verse le toffee sur plaque, on laisse reposer 2–3 min (il doit ĂȘtre encore chaud), puis on dĂ©pose 120 g de chocolat noir hachĂ©. On attend 2 min, on Ă©tale. On parseme 80 g de noisettes torrĂ©fiĂ©es et concassĂ©es, et on laisse figer.

Ce qui est intĂ©ressant en bouche : le toffee apporte le croquant et le beurre, le chocolat apporte l’amertume lĂ©gĂšre, et la noisette fait le lien. Si on veut une version moins sucrĂ©e, on peut monter le pourcentage du chocolat (70%) et ajouter une pointe de sel. Et si on veut sans fruits Ă  coque, on remplace par des graines de sĂ©same grillĂ©es ou on laisse nature.

Petites adaptations qui changent tout (sans se compliquer)

  • đŸ„„ RĂ©duire lĂ©gĂšrement le sucre : on peut descendre Ă  180 g, mais il faut accepter un rendement plus faible et une cuisson un peu plus dĂ©licate
  • đŸŒŸ Ajouter une micro-cuillĂšre de farine : certains le font pour stabiliser, mais nous trouvons que ça peut ternir la texture si on en met trop
  • 🍯 MĂ©lasse : remplacer 30–40 g de sucre par de la mĂ©lasse pour un goĂ»t plus profond
  • đŸ”„ Cuisson plus douce : feu moyen-bas, plus long, pour une couleur plus uniforme (utile si votre plaque chauffe fort)

Le fil conducteur, c’est toujours le mĂȘme : on choisit la texture visĂ©e, on s’arrĂȘte au bon point, et on construit les variantes autour. Et justement, aprĂšs les Ă©clats et les bonbons, il manque un grand classique de table : une tarte banane-toffee inspirĂ©e du Banoffee, facile Ă  partager.

Tarte banane-toffee inspirée du Banoffee : banane, chocolat, caramel beurre salé

Cette tarte, nous la faisons souvent quand on veut un dessert qui a l’air gĂ©nĂ©reux sans demander des heures. Elle s’inspire clairement de l’esprit Banoffee (banane + toffee), et nous aimons y ajouter une note chocolatĂ©e parce que ça stabilise l’ensemble et que ça parle Ă  tout le monde Ă  table. L’idĂ©e n’est pas de faire compliquĂ©, mais de viser l’équilibre : une base qui croustille, une couche de toffee (ou caramel au beurre salĂ© selon votre prĂ©fĂ©rence), de la banane au bon degrĂ© de maturitĂ©, et une finition qui donne envie de replonger la cuillĂšre.

Base biscuit : croustillant, pas détrempé

Nous partons sur une base trĂšs simple : 250 g de biscuits (type digestives, petits-beurre, spĂ©culoos), 110 g de beurre fondu. On mixe, on mĂ©lange, puis on tasse dans un moule de 22–24 cm. Ensuite, nous cuisons 10 min Ă  170°C pour fixer la croĂ»te. On peut aussi ne pas cuire, mais nous avons remarquĂ© que la cuisson donne une base plus nette qui rĂ©siste mieux Ă  l’humiditĂ© de la banane.

Astuce de terrain : si la base colle au dĂ©coupage, c’est souvent qu’on n’a pas assez tassĂ©. Nous tassons avec le fond d’un verre, en insistant sur les bords.

Couche toffee / caramel beurre salé : choix technique

On a deux options rĂ©alistes. Option 1 : faire un vrai toffee tendre (autour de 135–140°C) et le couler en couche. Option 2 : faire un caramel au beurre salĂ© plus souple (sucre + beurre + crĂšme), qui se tranche plus facilement au froid. Pour une tarte, nous choisissons souvent l’option caramel beurre salĂ©, parce qu’elle reste fondante mĂȘme sortie du frigo et qu’elle Ă©pouse mieux les bananes.

Notre version rapide et fiable : 150 g de sucre (caramel Ă  sec), puis hors du feu 70 g de beurre, puis 150 ml de crĂšme chaude, retour feu doux 2–3 min pour lisser. On obtient une sauce Ă©paisse. On laisse tiĂ©dir 10–15 min avant de couler sur la base biscuit, puis on rĂ©frigĂšre 45 min pour que ça se tienne.

Erreur fréquente : couler un caramel trop chaud sur la base, ce qui la ramollit. On vise tiÚde, pas brûlant.

Bananes et chocolat : maturité et montage

Les bananes doivent ĂȘtre mĂ»res mais pas “noires”. Quand elles sont trop avancĂ©es, elles rendent du jus et deviennent pĂąteuses. Nous coupons en rondelles Ă©paisses, et nous les posons en rosace. Pour le chocolat, nous avons deux chemins : soit copeaux au-dessus, soit une fine couche de chocolat fondu sur la base biscuit avant le caramel. Cette derniĂšre option crĂ©e une barriĂšre et limite la dĂ©trempe, un vrai plus en cuisine du quotidien.

Si on choisit la barriĂšre chocolat : on fait fondre 80 g de chocolat, on Ă©tale finement sur la base refroidie, on laisse figer 10 min, puis on coule le caramel. À la dĂ©gustation, on a une coupe plus propre et une texture plus contrastĂ©e.

Finition : crĂšme ou pas crĂšme ?

La crÚme montée est traditionnelle, mais nous ne la mettons pas toujours. Quand on veut plus léger, on sert avec une cuillerée de yaourt grec. Si on monte une crÚme : 250 ml de crÚme entiÚre, bien froide, fouettée souple, avec 1 c. à soupe de sucre (ou pas). Attention à ne pas trop sucrer : entre le caramel et le toffee, on a déjà de la douceur. Un nuage légÚrement vanillé suffit.

Ce dessert illustre bien ce qu’on aime avec le toffee : une technique de confiserie qui devient un outil pour construire des desserts familiers. Et quand on comprend les points de vigilance (tempĂ©rature, humiditĂ©, texture), on gagne une vraie autonomie pour improviser.

Quelle est la différence entre toffee et caramel ?

En cuisine, nous retenons surtout la logique de fabrication : le toffee est gĂ©nĂ©ralement cuit en partant d’un mĂ©lange sucre + beurre (parfois mĂ©lasse), ce qui donne une texture et un goĂ»t trĂšs beurrĂ©s et toastĂ©s. Le caramel est d’abord du sucre chauffĂ© (avec eau ou Ă  sec), auquel on ajoute ensuite beurre et/ou crĂšme selon l’usage. Les deux se ressemblent, mais le toffee a souvent une mĂąche plus ‘biscuitĂ©e’ et une richesse lactĂ©e plus marquĂ©e.

Comment éviter que le toffee cristallise et devienne granuleux ?

Nous Ă©vitons de remuer trop fort une fois l’ébullition installĂ©e, et nous nettoyons les parois au dĂ©but de cuisson (pinceau humide) pour empĂȘcher les grains de sucre de retomber. Une casserole Ă  fond Ă©pais et une montĂ©e en tempĂ©rature rĂ©guliĂšre aident aussi. Si ça cristallise malgrĂ© tout, on peut parfois sauver en ajoutant un peu d’eau et en refaisant fondre doucement, mais ce n’est pas toujours parfait.

Mon toffee est trop mou : que faire ?

Le plus frĂ©quent est une cuisson arrĂȘtĂ©e trop tĂŽt (tempĂ©rature finale insuffisante). On peut le remettre en casserole et le recuire jusqu’au bon stade (par exemple 145–150°C pour un toffee Ă  casser). On veille Ă  prĂ©parer la plaque Ă  l’avance et Ă  surveiller la couleur et l’odeur pour ne pas dĂ©passer.

Combien de temps se conservent des bonbons au toffee ?

Dans une boĂźte hermĂ©tique, avec du papier cuisson entre les couches, nous les gardons en gĂ©nĂ©ral 10 Ă  14 jours Ă  tempĂ©rature ambiante si la piĂšce est sĂšche. En ambiance humide, ils deviennent plus collants : l’emballage individuel (papier bonbon/papier cuisson) aide beaucoup. Le frigo durcit le toffee et peut provoquer de la condensation au retour Ă  tempĂ©rature ambiante.

Peut-on faire du toffee sans thermomĂštre ?

Oui, mais il faut s’appuyer sur des repĂšres sensoriels. Nous observons la couleur (ambre uniforme), la brillance, et l’odeur (beurrĂ©-noisette). On peut aussi tester une mini-goutte dans de l’eau froide : si elle forme une boule ferme ou casse net, on est proche du bon stade. Le thermomĂštre reste le moyen le plus rassurant pour enchaĂźner des rĂ©sultats rĂ©guliers.

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