Un dimanche matin, on a tous vĂ©cu ce moment : une envie de mousse au chocolat, un gĂąteau âvite faitâ, ou une tournĂ©e de macarons pour un anniversaire⊠et la recette qui demande â120 g de blancsâ. Sur le plan de travail, il y a une boĂźte dâĆufs pas tout Ă fait homogĂšnes, une coquille fĂȘlĂ©e, un calibre quâon nâa pas regardĂ©, et cette petite hĂ©sitation : on fait âau pifâ ou on sort la balance ? Avec le temps, on a appris que le poids blanc d’Ćuf est un dĂ©tail qui change tout dĂšs quâon vise une texture prĂ©cise. Un blanc un peu trop lĂ©ger, et la meringue sĂšche ou graine. Un blanc trop gĂ©nĂ©reux, et la pĂąte se liquĂ©fie, la mousse retombe, la cuisson se dĂ©rĂšgle.
Ce qui nous intĂ©resse ici, ce nâest pas de cuisiner au milligramme pour se compliquer la vie. Câest dâavoir des repĂšres fiables pour rĂ©ussir rĂ©guliĂšrement, mĂȘme un soir de semaine, mĂȘme avec des Ćufs diffĂ©rents, mĂȘme sans matĂ©riel âproâ. On va voir comment mesurer poids blanc proprement, comment estimer si on nâa pas de balance, et surtout lâimportance poids blanc Ćuf selon les recettes. Parce quâun blanc, ce nâest pas seulement âde lâeau et des protĂ©inesâ : câest une matiĂšre qui mousse, qui structure, qui sĂšche, qui tient⊠et qui mĂ©rite quâon la comprenne un peu pour cuisiner plus sereinement.
En bref
- đ„ Un blanc de calibre M pĂšse le plus souvent 30 Ă 36 g (on retient souvent 35 g comme repĂšre pratique).
- âïž Pour une cuisine prĂ©cise, on pĂšse dans un bol tarĂ© : câest la façon la plus fiable de mesurer poids blanc.
- đ Sans balance, on peut raisonner en volume : environ 30 ml par blanc moyen, soit 2 cuillĂšres Ă soupe rases.
- đ§ Les recettes sensibles (meringues, macarons, mousses) rĂ©agissent Ă quelques grammes : câest lĂ que lâimportance poids blanc Ćuf se voit immĂ©diatement.
- đ§ Les blancs se gardent 2 Ă 4 jours au frais et jusquâĂ 6 mois au congĂ©lateur, portionnĂ©s pour Ă©viter le gaspillage.
- đȘ CĂŽtĂ© nutrition Ćuf, le blanc apporte surtout des protĂ©ines Ćuf et trĂšs peu de calories, sans lipides.
Table of Contents
- RepĂšres de poids blanc d’Ćuf : calibres, variations et lecture utile des boĂźtes
- Mesurer le poids du blanc d’Ćuf : balance, volumes, et techniques de mesure fiables
- Pourquoi le poids des blancs change tout : meringue, macarons, mousse et autres textures
- QualitĂ©, fraĂźcheur et contrĂŽle qualitĂ© Ćuf : ce quâon observe en cuisine, sans paranoĂŻa
- Conservation, organisation et recette-test : mousse au chocolat avec blancs pesés
RepĂšres de poids blanc d’Ćuf : calibres, variations et lecture utile des boĂźtes
Quand on veut avancer sans stress, on commence par un repĂšre simple : un blanc dâĆuf de calibre M tourne autour de 35 g. Dans la vraie vie, on observe plutĂŽt une fourchette : 30 Ă 36 g selon les Ćufs, la saison, et parfois la âgĂ©nĂ©rositĂ©â naturelle dâune boĂźte. Câest prĂ©cisĂ©ment pour ça que compter â3 blancsâ nâest pas toujours Ă©quivalent Ă â105 gâ : parfois on tombe juste, parfois on se retrouve avec 10 g dâĂ©cart, et sur une meringue, ça se voit.
Le calibre, câest notre premier garde-fou. En Europe, on retrouve le plus souvent S, M, L, XL, indiquĂ©s sur la boĂźte. Le calibre dĂ©crit le poids de lâĆuf entier, coquille comprise, mais il donne une idĂ©e assez fiable de la masse de blanc. En cuisine quotidienne, on a pris lâhabitude de noter mentalement deux choses : âM = standard recettesâ et âXL = attention, ça peut dĂ©borderâ. Et quand on a un mĂ©lange de tailles (ça arrive quand on achĂšte en vrac), on sait quâon doit passer Ă la balance.
Poids blanc d’Ćuf par calibre : des fourchettes utiles, pas des dogmes
On peut retenir ces ordres de grandeur, trĂšs pratiques au moment dâajuster une prĂ©paration. On ne cherche pas la vĂ©ritĂ© absolue, on cherche des repĂšres qui Ă©vitent les mauvaises surprises. Un calibre S donne souvent un blanc plus petit, tandis quâun calibre XL peut ĂȘtre presque âun blanc et demiâ par rapport Ă un petit Ćuf.
| Calibre đ„ | Poids total Ćuf (approx.) âïž | Poids du blanc (fourchette) đ | Ă quoi ça nous sert en cuisine đ° |
|---|---|---|---|
| S | < 50 g | 25â30 g | Utile quand on veut limiter lâhumiditĂ©, mais attention aux recettes âau nombreâ. |
| M | 50â60 g | 30â36 g (repĂšre 35 g) | Base la plus courante pour pĂątisserie maison, conversions faciles. |
| L | 60â70 g | 36â42 g | Bien pour omelettes et blancs montĂ©s volumineux, mais on pĂšse pour macarons. |
| XL | > 70 g | 42â45 g | Ă manier avec prĂ©cision : un seul Ćuf peut faire basculer une pĂąte dĂ©licate. |
Ce tableau nous a sauvĂ© plus dâune fois. On se rappelle notamment une tournĂ©e de financiers oĂč on avait suivi â4 blancsâ avec des Ćufs XL : pĂąte trop fluide, bords qui croustillent trop vite, centre humide. La deuxiĂšme fois, on a pesĂ©, et tout est rentrĂ© dans lâordre. Câest exactement ça, la logique : comprendre les variations pour reprendre la main.
Conversions rapides : quand on veut avancer sans calculatrice
En cuisine, on aime les raccourcis qui fonctionnent. Pour un calibre M, on garde souvent ces Ă©quivalences en tĂȘte : 100 g â 3 blancs, 200 g â 6 blancs. Et si la recette demande 150 g, on sait quâon sera autour de 4 Ă 5 blancs selon la taille rĂ©elle. Ce nâest pas une incitation Ă âfaire au hasardâ, câest un filet de sĂ©curitĂ© pour prĂ©parer les Ćufs Ă lâavance.
Et une question revient souvent : âun blanc, câest quel pourcentage de lâĆuf ?â Dans notre pratique, on retient que le blanc reprĂ©sente environ 60% du poids total. Ce repĂšre aide quand on a un doute sur un Ćuf âvraiment grosâ ou âvraiment petitâ : on anticipe la quantitĂ© de blanc quâil donnera, mĂȘme avant de casser.
Ă partir de lĂ , on peut passer Ă lâessentiel : comment peser proprement, et quelles techniques de mesure tiennent la route au quotidien.
Mesurer le poids du blanc d’Ćuf : balance, volumes, et techniques de mesure fiables
Pour mesurer poids blanc sans se tromper, on revient toujours Ă la mĂȘme mĂ©thode : une balance Ă©lectronique et un bol. Ce nâest pas âluxueuxâ, câest juste pratique. On lâa appris Ă force de petites erreurs : un blanc trop peu montĂ© parce quâon avait sous-dosĂ©, une pĂąte trop souple parce quâon avait ajoutĂ© âun blanc de plus pour ĂȘtre sĂ»râ. La balance remet tout Ă plat, littĂ©ralement.
La méthode qui marche à tous les coups : pesée avec tare, blanc par blanc
Notre geste est simple et rĂ©pĂ©table. On pose un bol sur la balance, on appuie sur tare, et on ajoute les blancs au fur et Ă mesure. LâintĂ©rĂȘt de procĂ©der âblanc par blancâ est Ă©norme : on sâarrĂȘte exactement Ă la valeur demandĂ©e, sans se retrouver Ă devoir rattraper un surplus.
Si on dĂ©passe de 5 g, on ne panique pas. On retire avec une cuillĂšre un peu de blanc, on revient au bon chiffre, et on garde le surplus pour une omelette ou un coup de pinceau sur une brioche. Cette micro-gestion, câest la base de la cuisine prĂ©cise, et ça fait gagner du temps sur les ratĂ©s.
Sans balance : volumes et repÚres réalistes (avec leurs limites)
Il y a des jours oĂč la balance est rangĂ©e, en panne, ou tout simplement absente. Dans ce cas, on peut mesurer au volume. Un blanc moyen correspond grosso modo Ă 30 ml, soit 2 cuillĂšres Ă soupe rases. Câest utile pour des recettes tolĂ©rantes : pancakes, omelettes lĂ©gĂšres, gĂąteaux simples.
On reste lucides : sur une meringue italienne ou des macarons, lâĂ©cart de densitĂ© et de taille dâĆuf se cumule vite. LĂ , si on nâa pas de balance, on prĂ©fĂšre choisir une recette qui accepte lâapproximation plutĂŽt que de sâacharner et dâĂȘtre déçu.
Techniques de mesure : séparer proprement pour ne pas fausser le poids
Peser juste commence par sĂ©parer proprement. Le piĂšge classique, câest une trace de jaune dans le blanc. Sur le papier, ça nâajoute âqueâ quelques grammes, mais en pratique, ça change la montĂ©e : les blancs prennent moins dâair et se stabilisent moins bien. On lâa vu sur des pavlovas : volume correct au dĂ©but, puis relĂąchement rapide, surface moins nette.
Notre routine :
- đ„Ł Casser lâĆuf dans un petit bol intermĂ©diaire, pas directement dans le grand saladier.
- đ§Œ Travailler avec un bol propre et sec (lâeau et le gras sabotent les blancs).
- đ§ Si lâĆuf est trĂšs froid, le laisser 10 minutes Ă tempĂ©rature ambiante pour une sĂ©paration plus nette.
- đ En cas de coquille tombĂ©e, lâenlever avec un morceau de coquille plutĂŽt quâavec les doigts (ça glisse moins).
Cette rigueur nâest pas âmaniaqueâ. Elle Ă©vite juste de fausser la mesure et dâabĂźmer la texture, ce qui nous amĂšne naturellement au sujet suivant : lâimportance poids blanc Ćuf et pourquoi quelques grammes se sentent autant dans lâassiette.
Une fois quâon sait peser, on peut commencer Ă relier la quantitĂ© exacte au rĂ©sultat final : volume, tenue, craquant, moelleux, et mĂȘme odeur Ă la cuisson.
Pourquoi le poids des blancs change tout : meringue, macarons, mousse et autres textures
On pourrait croire que le blanc dâĆuf est âneutreâ. En rĂ©alitĂ©, il pilote une grande partie de la structure, surtout quand on le monte. La valeur nutritionnelle et la composition comptent, bien sĂ»r, mais en pĂątisserie ce sont surtout les protĂ©ines qui font le travail : elles se dĂ©plient, capturent lâair, et forment un rĂ©seau. Donc si on change la quantitĂ© de blanc, on change la quantitĂ© de rĂ©seau⊠et la recette se comporte autrement.
Meringue : le ratio blanc/sucre ne pardonne pas
On a tous fait lâerreur : âjâai 2 blancs, je mets du sucre au feelingâ. RĂ©sultat : meringues qui perlent, qui collent, ou qui brunissent trop vite. Quand on raisonne en grammes, tout devient plus stable. Un exemple concret : pour une meringue française, on utilise souvent un ratio proche de 1:2 (blanc : sucre). Si on a 100 g de blancs et quâon met 200 g de sucre, on obtient une masse brillante, qui tient mieux au pochage et sĂšche plus rĂ©guliĂšrement.
Ă lâinverse, si nos â3 blancsâ ne font en rĂ©alitĂ© que 85 g, et quâon garde 200 g de sucre, la meringue devient plus dense, parfois granuleuse, et elle cuit diffĂ©remment. On peut la rĂ©ussir quand mĂȘme, mais on perd la reproductibilitĂ©. Câest lĂ que la cuisine prĂ©cise rend service : on nâest plus dans lâĂ -peu-prĂšs.
Macarons : lâhumiditĂ© se joue Ă quelques grammes
Sur les macarons, on a une obsession simple : contrĂŽler lâhumiditĂ©. Trop de blanc et la pĂąte est trop fluide, sâĂ©tale, perd sa collerette. Pas assez et la masse est trop Ă©paisse, on a des pointes, une surface moins lisse. Les recettes qui demandent âvieillirâ les blancs cherchent justement Ă rĂ©duire un peu lâeau disponible, pour une texture plus maĂźtrisĂ©e.
Quand on pĂšse, on peut mĂȘme adapter : si on sait que nos blancs sont trĂšs frais et âgorgĂ©sâ, on peut les laisser 24 h au rĂ©frigĂ©rateur (couverts), ou les tempĂ©rer avant utilisation. Ce nâest pas obligatoire, mais câest un levier. Et câest exactement le genre de petite dĂ©cision qui fait passer dâun rĂ©sultat alĂ©atoire Ă quelque chose de rĂ©gulier.
Mousse au chocolat : équilibre entre légÚreté et tenue
La mousse est un bon terrain dâapprentissage. Trop de blancs par rapport au chocolat, et on obtient une mousse trĂšs aĂ©rienne mais fragile, qui retombe ou rend un peu dâeau au frigo. Pas assez, et elle devient dense, presque âtruffeâ au lieu de mousse. Quand on suit une recette au gramme, on obtient une texture stable : une cuillĂšre qui sâenfonce avec une rĂ©sistance lĂ©gĂšre, puis une fonte nette en bouche.
On reviendra plus loin sur une recette-test avec 105 g de blancs. Ce chiffre a lâair arbitraire, mais il correspond Ă un Ă©quilibre quâon a refait plusieurs fois, jusquâĂ obtenir la tenue quâon aime aprĂšs 4 heures de froid.
Omelette blanche, cocktails, et cuisine salĂ©e : la prĂ©cision peut ĂȘtre plus souple
Dans le salĂ©, on peut souvent ĂȘtre moins strict. Une omelette aux blancs supporte un blanc de plus ou de moins. En revanche, dĂšs quâon cherche une texture âsoufflĂ©eâ (soufflĂ© au fromage, terrine lĂ©gĂšre) ou une Ă©mulsion stable, peser redevient utile. MĂȘme un cocktail avec mousse (type sour) se comporte mieux quand on garde la mĂȘme quantitĂ© de blanc dâun essai Ă lâautre.
Ce fil conducteur est simple : plus la recette dĂ©pend dâune structure dâair, plus le gramme compte. Et avant mĂȘme de peser, il y a un autre paramĂštre qui joue : la qualitĂ© Ćuf et ce quâon peut observer pour un vrai contrĂŽle qualitĂ© Ćuf Ă la maison.
Comprendre les signes dâun blanc âen formeâ ou âfatiguĂ©â, câest souvent la diffĂ©rence entre rattraper une prĂ©paration et la subir.
QualitĂ© Ćuf, fraĂźcheur et contrĂŽle qualitĂ© Ćuf : ce quâon observe en cuisine, sans paranoĂŻa
On nâa pas besoin dâĂȘtre laboratoire pour pratiquer un petit contrĂŽle qualitĂ© Ćuf chez soi. Ce quâon cherche, câest de savoir si nos blancs vont monter facilement, tenir une meringue, ou au contraire se montrer capricieux. La qualitĂ© Ćuf, ce nâest pas quâune question âbio/pas bioâ : câest aussi la fraĂźcheur, la façon dont lâĆuf a Ă©tĂ© stockĂ©, et lâĂ©tat du blanc quand on le casse.
Ce que nous disent nos yeux et nos mains quand on casse lâĆuf
Un Ćuf trĂšs frais a souvent un blanc plus âfermeâ : on voit une partie Ă©paisse qui se tient autour du jaune, et une partie plus liquide qui sâĂ©tale. Quand lâĆuf vieillit, le blanc devient plus fluide, il sâĂ©tale davantage, et la sĂ©paration peut ĂȘtre moins nette. Ce nâest pas âmauvaisâ en soi, mais ça change la montĂ©e : un blanc trĂšs liquide peut monter, mais il demande parfois un peu plus de temps, et il peut ĂȘtre moins stable.
On a dĂ©jĂ eu le cas sur une gĂ©noise : blancs montĂ©s beaux au fouet, puis retombĂ©s pendant lâincorporation de la farine, comme si la mousse sâĂ©tait âvidĂ©eâ. En repassant sur lâessai suivant, on a remarquĂ© que nos Ćufs Ă©taient plus vieux. On a corrigĂ© en fouettant un peu moins fort mais plus longtemps, et en ajoutant le sucre plus progressivement. RĂ©sultat : mousse plus stable, meilleure tenue.
Température et montée : une rÚgle simple, mais pas rigide
On lit souvent âblancs Ă tempĂ©rature ambianteâ. Dans la pratique, on vise surtout des blancs ni glacĂ©s, ni chauds. Sortis 15 Ă 20 minutes avant, câest trĂšs bien. Les blancs trop froids se sĂ©parent parfois moins facilement et peuvent prendre un peu plus de temps Ă mousser. Ă lâinverse, des blancs trop tiĂšdes peuvent devenir plus instables si on les surbat.
La clĂ©, câest dâobserver : on arrĂȘte le batteur quand on obtient le bec dâoiseau, ou des pics fermes selon la recette. On ne se fie pas uniquement au temps au chronomĂštre.
Nutrition Ćuf : ce quâapporte rĂ©ellement le blanc (et pourquoi ça nous intĂ©resse)
Si on parle nutrition Ćuf, le blanc est surtout une solution simple pour ajouter des protĂ©ines Ćuf sans apporter de gras. Dans un blanc moyen, on trouve principalement de lâeau et des protĂ©ines, ce qui explique sa faible densitĂ© calorique. En cuisine, ce profil nutritionnel a un effet indirect : il rend le blanc trĂšs polyvalent pour allĂ©ger des prĂ©parations (omelette, pancakes, mousse).
On garde tout de mĂȘme une rĂšgle de bon sens : dĂšs quâon consomme des blancs, on les cuit correctement, surtout si on cuisine pour des enfants, des femmes enceintes ou des personnes fragiles. La texture et la sĂ©curitĂ© alimentaire vont souvent dans le mĂȘme sens : un blanc bien cuit, câest aussi un blanc dont les protĂ©ines ont changĂ© et qui se tient mieux dans beaucoup de recettes.
Lire aussi : idées du quotidien quand on a des blancs en trop
- đȘ Financiers aux amandes : quoi faire quand on a 4 blancs au frigo
- đ„ Pancakes lĂ©gers : remplacer une partie des Ćufs entiers par des blancs
- đ§ Meringues minute : comment les sĂ©cher sans les colorer
Quand on sait reconnaĂźtre un blanc âbien vivantâ et quâon a des repĂšres de conservation, on peut cuisiner plus souvent avec, sans gaspillage. Câest exactement ce quâon aborde maintenant : organiser ses blancs, puis les utiliser dans une recette qui montre vraiment la diffĂ©rence entre âau nombreâ et âau grammeâ.
Conservation, organisation et recette-test : mousse au chocolat avec blancs pesés
On sâest longtemps retrouvĂ© avec des jaunes dâun cĂŽtĂ©, des blancs de lâautre, et aucune stratĂ©gie. Puis on a pris lâhabitude de noter, portionner, et congeler. RĂ©sultat : moins de gaspillage, et surtout plus de libertĂ©. Un soir, on peut dĂ©cider de faire des rochers coco parce quâon a âexactement 90 g de blancsâ prĂȘts. Câest simple, mais ça change la vie.
Conserver les blancs : 2 à 4 jours au frais, 6 mois au congélateur
Au réfrigérateur, on garde les blancs 2 à 4 jours dans une boßte hermétique. On évite le petit bol filmé à la va-vite, parce que les blancs prennent les odeurs. On étiquette : date + poids approximatif. Ce petit geste rend la cuisine plus fluide.
Au congĂ©lateur, on portionne. Notre mĂ©thode prĂ©fĂ©rĂ©e : bacs Ă glaçons, puis on transfĂšre les âglaçons de blancâ dans un sac congĂ©lation. On note le poids par portion (souvent 30 Ă 35 g), et la date. Pour dĂ©congeler, on passe au rĂ©frigĂ©rateur la veille, ou quelques heures dans un bol, jamais prĂšs dâune source de chaleur. Le blanc dĂ©congelĂ© monte trĂšs bien, surtout pour des prĂ©parations oĂč on ajoute du sucre.
Recette-test : mousse au chocolat (blancs pesés pour une texture stable)
Cette mousse, on lâa refaite plusieurs fois parce quâelle montre exactement pourquoi le poids blanc d’Ćuf compte. Avec 2 blancs âau hasardâ, on a parfois une mousse trop compacte. Avec 4 blancs non pesĂ©s, elle devient aĂ©rienne mais fragile. Ici, on vise un Ă©quilibre : une mousse lĂ©gĂšre, qui tient une nuit au frigo sans rendre dâeau.
Temps réels : préparation 20 min, refroidissement chocolat 10 min, repos au froid 4 h minimum (mieux : une nuit).
Ingrédients (6 verrines)
- đ« 200 g de chocolat noir (environ 70%)
- đ„ 50 ml de crĂšme liquide entiĂšre
- đ„ 105 g de blancs dâĆufs (souvent 3 blancs M, mais on pĂšse)
- đŹ 30 g de sucre en poudre (adaptable)
- đ§ 1 pincĂ©e de sel
Ătapes (avec repĂšres visuels)
- On pĂšse les blancs : bol sur la balance, tare, puis on verse jusquâĂ 105 g. Câest notre point dâancrage pour une cuisine prĂ©cise.
- On fait fondre le chocolat avec la crĂšme au bain-marie, feu doux. Le mĂ©lange doit ĂȘtre lisse, brillant, sans surchauffe. DĂšs que câest fondu, on retire.
- On laisse tiĂ©dir 10 minutes. Si le chocolat est trop chaud, il âcuitâ les blancs et on obtient des grains.
- On monte les blancs avec le sel. On commence doucement, puis on accélÚre quand la mousse devient opaque. On vise des pics souples.
- On ajoute le sucre en pluie, en continuant Ă battre jusquâĂ obtenir des pics plus fermes, brillants, mais sans aller jusquâau blanc cassant.
- On incorpore le chocolat tiédi en trois fois, à la spatule, avec des mouvements du bas vers le haut. Le mélange doit rester aéré, couleur homogÚne.
- On répartit en verrines, puis frigo 4 heures. La mousse doit se figer tout en restant fondante.
Erreurs courantes quâon a faites (et comment les Ă©viter)
- â ïž Chocolat trop chaud : on obtient une mousse granuleuse. Solution : tiĂ©dir et tester sur la lĂšvre du bol (doit ĂȘtre juste tiĂšde).
- â ïž Blancs surbattus : la mousse se mĂ©lange mal, texture sĂšche. Solution : arrĂȘter dĂšs que les pics se tiennent.
- â ïž Dosage âau nombreâ : une fois sur deux, la tenue varie. Solution : mesurer poids blanc et noter ce quâon a fait.
On peut adapter le sucre : Ă 20 g pour une version moins sucrĂ©e, ou Ă 40 g si le chocolat est trĂšs amer. Mais on garde la quantitĂ© de blanc stable, parce que câest elle qui dicte la structure.
Quel est le poids de 4 blancs dâĆufs ?
Ăa dĂ©pend du calibre. En repĂšre pratique, avec des Ćufs M, on est souvent autour de 4 Ă 35 g = 140 g. Si vous avez des S, vous serez plutĂŽt vers 110â120 g, et avec des XL, on peut monter Ă 170â180 g. Pour une cuisine prĂ©cise, on pĂšse directement les blancs dans un bol tarĂ©.
Comment mesurer le poids du blanc dâĆuf sans balance ?
On peut passer par le volume : un blanc moyen correspond Ă environ 30 ml, soit 2 cuillĂšres Ă soupe rases. Câest fiable pour des recettes simples. Pour des macarons, meringues ou mousses, on conseille vivement la balance, car lâĂ©cart de quelques grammes change la texture.
Pourquoi lâimportance poids blanc Ćuf est si forte en pĂątisserie ?
Parce que le blanc monte en mousse grĂące Ă ses protĂ©ines : la quantitĂ© exacte influence le volume, la stabilitĂ© et lâhumiditĂ© dâune pĂąte. Sur des recettes sensibles (meringue, macarons), 10 g dâĂ©cart peuvent suffire Ă modifier la tenue, le sĂ©chage ou lâaspect final.
Combien de temps peut-on conserver des blancs dâĆufs ?
Au rĂ©frigĂ©rateur, on les garde 2 Ă 4 jours dans un rĂ©cipient hermĂ©tique. Au congĂ©lateur, ils se conservent jusquâĂ 6 mois, idĂ©alement portionnĂ©s et Ă©tiquetĂ©s. On dĂ©congĂšle au frigo pour prĂ©server leur capacitĂ© Ă monter.
Le blanc dâĆuf est-il intĂ©ressant cĂŽtĂ© valeur nutritionnelle ?
Oui : cĂŽtĂ© nutrition Ćuf, le blanc apporte surtout des protĂ©ines Ćuf, avec trĂšs peu de calories et quasiment pas de lipides. Câest utile pour allĂ©ger certaines recettes ou augmenter lâapport protĂ©ique, en gardant une texture agrĂ©able quand on le travaille correctement.


