far breton recette de grand-mère

En bref 🗞️

  • 🍮 La version “comme avant” repose sur des gestes simples : bon mélange, repos, cuisson maîtrisée.

  • 🥛 Le duo lait entier + beurre donne une texture souple, sans sécheresse, avec une croûte dorée.

  • 🧺 Les fruits se préparent à part pour éviter qu’ils ne durcissent : on vise une répartition régulière.

  • 🔥 La réussite se joue sur un centre juste “vibrant” et un bord bien pris : c’est le repère le plus fiable.

  • ⏳ Conservation et dégustation : meilleur le lendemain, quand les arômes ont eu le temps de “se poser”.

Far breton recette de grand-mère : il suffit de prononcer ces mots pour revoir un plat tiède posé sur la table, l’odeur douce qui sort de la cuisine, et ce silence gourmand au moment de la première part. On cherche tous la même chose : un goût franc, une texture rassurante, et une méthode sans piège. Ici, on suit une logique transmise, celle des gestes sûrs et des ingrédients simples, pour retrouver ce dessert de famille au plus près de l’original. Et si vous n’avez jamais osé, c’est justement la meilleure raison de commencer.

Far breton recette de grand-mère : la vraie recette traditionnelle

Ce qui distingue une version “de famille” d’une interprétation moderne, ce n’est pas une technique sophistiquée. C’est l’attention portée aux détails qui paraissent invisibles : l’ordre d’incorporation, la température des ingrédients, et l’acceptation d’une pâte fluide qui va se transformer au four. Un far breton authentique n’est pas un flan de pâtisserie : il a une mâche légère, une croûte fine, et un cœur tendre.

Dans l’histoire de Maël, personnage de notre fil conducteur, tout a changé le jour où il a voulu “améliorer” le plat de sa grand-tante Rozenn avec de la crème et de la levure. Résultat : trop gonflé, puis retombé, et une texture brouillonne. Quand il est revenu à la méthode d’origine—simple, régulière, patiente—il a retrouvé ce goût “d’autrefois” qui ne triche pas. La suite, ce sont précisément ces choix qui font la différence.

Origine et histoire du far breton de nos grands-mères

Le dessert traditionnel qu’on appelle far s’est construit dans les campagnes : un mélange de base, nourrissant, qui valorise ce qu’on a sous la main. En Bretagne, il s’inscrit dans un quotidien où l’on cuisine “utile” sans renoncer au plaisir. La pâte, proche d’un appareil à crêpes épaissi, cuisait d’abord au foyer puis a trouvé sa place dans les fours domestiques.

La transmission a longtemps été orale : pas de balance, mais une main qui sait ce qu’est une pâte “lisse comme une pluie fine”. Rozenn racontait que sa mère jugeait la bonne consistance au bruit du fouet dans le saladier. Cette mémoire culinaire explique pourquoi la recette traverse les générations : elle est facile à mémoriser, et surtout facile à refaire. Et c’est précisément ce que l’on va préserver dans la partie ingrédients.

Pourquoi cette recette de far breton est restée inchangée

Quand une recette fonctionne avec peu d’éléments, elle résiste au temps. Ici, chaque ingrédient a un rôle net : la structure, l’onctuosité, la douceur. Ajouter “pour faire mieux” n’apporte souvent qu’un risque : trop riche, trop ferme, ou trop fragile à la coupe.

La constance du résultat a aussi joué : dans beaucoup de foyers, le far était le dessert “sûr” quand on recevait. On voulait une texture régulière, une belle couleur, et un parfum de vanille ou de rhum discret. Cette stabilité explique la longévité de la recette de grand-mère : elle est conçue pour réussir, même un jour de fatigue. Passons maintenant à ce que vous devez sortir du placard.

Ingrédients du far breton recette de grand-mère

Avant de commencer, retenez une règle : on ne “bidouille” pas les proportions au hasard. Un far se tient grâce à un équilibre précis entre liquide et farine, et c’est cet équilibre qui donne une tranche nette sans sécheresse. Pour compléter votre lecture, vous pouvez comparer avec une autre approche sur une recette traditionnelle de far breton, utile pour recouper les repères.

Les ingrédients simples et authentiques

Voici les ingrédients far breton pour un grand plat familial (6 à 8 parts) : l’idée est de rester dans la sobriété, sans fioritures. La recette far breton traditionnel est d’abord une affaire de précision tranquille.

  • 🥚 4 œufs

  • 🍬 150 g de sucre

  • 🌾 200 g de farine

  • 🥛 800 ml de lait entier

  • 🧈 40 g de beurre (pour l’appareil) + un peu pour le moule

  • 🌿 1 sachet de vanille (ou 1 c. à café d’extrait)

  • 🍇 200 à 250 g de fruits (si vous en mettez)

Maël note toujours ces quantités dans un carnet taché : il a remarqué qu’en “faisant au feeling”, le résultat varie trop selon la taille des œufs et l’humidité de la farine. Avec ces bases, vous obtenez un far breton facile à reproduire et à transmettre. Le prochain point, c’est le choix des matières grasses et du lait, qui joue directement sur la texture.

Le choix du beurre et du lait pour un far breton réussi

Le beurre influence le parfum et la couleur. Le beurre doux donne une rondeur neutre, parfait si vous aimez la vanille au premier plan. Le beurre salé, lui, renforce la sensation de caramel en bord de plat et “réveille” la pâte : c’est une signature de cuisine bretonne qu’on comprend dès la première bouchée.

Côté lait, privilégiez le lait entier : il apporte une texture plus souple et une sensation plus longue en bouche. Avec un lait demi-écrémé, le far prend parfois plus vite une sensation “pudding” et perd un peu de velouté. Ce choix simple vous évite de compenser avec de la crème, qui déséquilibre la prise. Vous avez les bases : place maintenant aux gestes, ceux qui font vraiment la différence.

Préparation du far breton recette de grand-mère étape par étape

La préparation far breton se résume à une pâte lisse, sans grumeaux, et à une organisation calme. Pensez “régularité” : on ne bat pas pour faire mousser, on mélange pour homogénéiser. Pour aller plus loin sur la logique globale, une ressource complémentaire peut se lire en parallèle sur cette page dédiée au far breton, notamment pour comparer les options de parfum.

Préparer l’appareil à far comme autrefois

Dans un grand saladier, fouettez les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange devienne légèrement plus clair. Ajoutez la farine en pluie, puis mélangez : au début, la pâte semble épaisse, c’est normal. Versez ensuite le lait progressivement, en 3 ou 4 fois, pour défaire les grumeaux sans s’épuiser.

Astuce “Rozenn” ✅ : faites fondre 40 g de beurre, laissez-le tiédir, puis incorporez-le en filet. Si le beurre est brûlant, il “cuit” un peu les œufs et crée une texture granuleuse. L’appareil final doit être fluide, comme une pâte à crêpes un peu lourde. Ce point acquis, on peut s’occuper des fruits sans abîmer la pâte.

Incorporation des pruneaux dans le far breton recette de grand-mère

Pour un far breton aux pruneaux, la question n’est pas seulement “combien”, mais “comment”. Si vos fruits sont très secs, un trempage de 10 minutes dans de l’eau tiède suffit à les attendrir, puis égouttez-les soigneusement. Pour parfumer sans alcool, une infusion de thé noir tiède fonctionne très bien.

Déposez les fruits dans le fond du plat beurré, puis versez l’appareil par-dessus. Cette méthode évite qu’ils ne remontent tous à la surface. Maël répartit à la main en pensant aux parts futures : un fruit ici, un autre là, pour que chaque tranche ait sa surprise. La prochaine étape, souvent oubliée, va justement stabiliser cette répartition.

Repos de la pâte : une étape souvent oubliée

Le repos de la pâte (30 minutes, idéalement 1 heure) permet à la farine de s’hydrater. Résultat : une texture plus homogène et une coupe plus nette. Sans ce repos, le far peut cuire “en deux couches”, avec un centre légèrement granuleux.

Si vous êtes pressé, placez le saladier 15 minutes dans un endroit tiède, mais évitez de cuire tout de suite. Rozenn disait : “On gagne du temps en prenant le temps.” Ce petit délai est l’un des secrets les plus fiables pour un résultat constant. Une fois reposé, l’appareil est prêt pour la cuisson, là où tout se joue.

Cuisson du far breton recette de grand-mère

La réussite repose sur une cuisson au four régulière : pas trop forte au départ, pas trop courte, et pas trop agressive en fin de parcours. Le plat compte aussi : un moule à gratin en céramique ou en verre épais diffuse mieux la chaleur qu’un métal fin. Si vous aimez les repères pratiques, gardez en tête qu’une bonne cuisson se lit d’abord à la surface, puis au “tremblé” du centre.

Température idéale du four

Préchauffez à 180°C en chaleur statique, dans un four traditionnel si possible. La chaleur tournante dessèche parfois la surface avant que le cœur ne soit pris, surtout dans les fours modernes très ventilés. Si vous n’avez que ce mode, baissez à 170°C et placez le plat au milieu.

Beurrez généreusement le moule, puis versez l’appareil reposé. Le beurre sur les parois favorise cette fine croûte caramélisée qu’on cherche, sans rendre le centre compact. À présent, parlons durée et signes : c’est là que l’on transforme un “bon” far en far mémorable.

Temps de cuisson et signes de cuisson parfaite

Le temps de cuisson far breton est en moyenne de 45 à 55 minutes, selon la hauteur de pâte et votre plat. Surveillez à partir de 40 minutes : la surface doit être joliment dorée, avec quelques taches plus brunes, comme une crème brûlée très légère.

Test fiable 🔥 : secouez doucement le plat. Les bords doivent être pris, le centre doit encore frémir très légèrement (pas liquide). En refroidissant, il finit de se raffermir sans devenir sec. Maël s’est fait un repère : quand l’odeur devient “biscuitée” et que la croûte chante un peu, c’est le bon moment. On passe maintenant aux astuces qui évitent les erreurs courantes.

Astuces de grand-mère pour un far breton parfait

Les astuces qui suivent viennent des petits ratés accumulés au fil des fournées. Ce ne sont pas des “trucs internet”, mais des réflexes de cuisine familiale : observer, corriger, et ne pas paniquer. Pour rester dans l’esprit régional, Maël aime d’ailleurs accompagner ce dessert d’un repas de produits de la mer, en se rappelant qu’on choisit aussi le bon moment pour les produits : à ce sujet, la meilleure période pour les moules peut être un repère utile si vous construisez un menu breton complet.

Éviter un far trop sec ou trop liquide

Un far trop sec vient souvent d’une cuisson trop longue ou d’un four trop fort. Dans ce cas, la prochaine fois, baissez de 10°C et sortez le plat quand le centre tremble encore légèrement. Évitez aussi de réduire le sucre : il ne sert pas qu’au goût, il aide la texture à rester souple.

Un far trop liquide vient souvent d’un manque de cuisson… mais parfois d’un plat trop grand qui étale la pâte trop finement. Choisissez un moule où l’appareil fait au moins 2,5 cm de hauteur. Et si vous avez doublé les fruits, égouttez-les mieux : l’excès d’humidité trompe la prise. Une fois ces réglages compris, on peut viser la texture “signature”.

Secrets pour un far breton fondant et doré

Pour un far breton fondant, beurrez le moule sans timidité, puis saupoudrez très légèrement les parois de sucre. Cette fine pellicule caramélise et aide à obtenir un bord brun doré, sans brûler. En fin de cuisson, si la surface colore trop vite, posez une feuille de papier cuisson dessus pendant les 10 dernières minutes.

Autre secret 🧈 : laissez refroidir à température ambiante au moins 1 heure avant de couper. La pâte se stabilise, et la tranche devient nette. Rozenn disait que le far “se tient quand il a eu le temps de respirer”. On garde ce principe de sobriété pour explorer deux variantes vraiment traditionnelles, sans dénaturer l’esprit.

Situation 😬

Cause fréquente 🔎

Correction simple ✅

Surface trop brune

Four trop chaud / plat trop haut

Baisser à 170°C et couvrir en fin de cuisson

Centre trop mou

Cuisson trop courte

Prolonger 5–10 min, vérifier le “tremblé”

Texture granuleuse

Pas de repos, beurre trop chaud

Respecter le repos, incorporer le beurre tiède

Variantes traditionnelles du far breton recette de grand-mère

Les variantes ne sont pas des inventions récentes : elles reflètent les placards d’une époque. Selon les années, on avait des fruits, ou pas; du beurre doux, ou plutôt du salé; un parfum de vanille, ou une note de rhum. L’important est de rester fidèle à l’équilibre de base, celui de la recette far breton ancien qui met tout le monde d’accord.

Far breton nature sans pruneaux

Le far breton nature existe depuis longtemps : dans certaines familles, on le servait les jours ordinaires, quand on voulait un dessert simple et nourrissant. Sans fruits, la vanille ressort davantage, et la croûte caramélisée devient la vraie star. C’est aussi la meilleure option si vous cuisinez pour des enfants qui n’aiment pas les textures de fruits cuits.

Petit conseil : augmentez très légèrement la vanille (ou ajoutez un zeste d’orange finement râpé) pour donner une profondeur sans changer la structure. Maël l’utilise quand il veut un dessert passe-partout, à servir au goûter comme au petit-déjeuner. Et si vous aimez le caractère breton plus marqué, la variante suivante est faite pour vous.

Far breton au beurre salé comme en Bretagne

Le far breton beurre salé se distingue par un contraste plus gourmand : la pointe saline intensifie la sensation de caramel sur les bords. Le secret est de ne pas toucher aux proportions de base, mais de remplacer le beurre doux par du beurre salé, et de rester prudent sur l’ajout d’une éventuelle pincée de sel (souvent inutile).

Pour équilibrer, évitez d’augmenter le sucre “pour compenser” : au contraire, gardez la douceur stable et laissez le sel jouer son rôle de révélateur. Une part tiède, avec un bord bien doré, suffit à comprendre pourquoi cette version a tant de succès. Après les variantes, il reste une question pratique : comment le garder bon, et quand le manger ?

Conservation et dégustation du far breton recette de grand-mère

Un far breton maison a cette qualité rare : il s’améliore souvent après quelques heures, quand les arômes se lient et que la texture se pose. C’est le dessert idéal à préparer la veille d’un repas de famille, ou d’un week-end où l’on veut cuisiner sans stress. Et si vous aimez explorer la recette bretonne dessert plus largement, gardez en tête que la simplicité est souvent le fil rouge des classiques.

Combien de temps conserver un far breton maison

À température ambiante, il se conserve 24 heures sous un torchon propre ou une cloche, si la pièce n’est pas trop chaude. Au réfrigérateur, comptez 3 jours : filmez ou placez dans une boîte pour éviter qu’il ne prenne des odeurs. Le froid raffermit un peu la texture, mais un passage de 10 minutes à température ambiante avant service améliore nettement la dégustation.

Évitez le congélateur si votre far contient beaucoup de fruits : la décongélation peut rendre l’ensemble un peu aqueux. Si vous devez congeler, préférez la version nature, en parts bien emballées. Ces détails de conservation préparent déjà le moment le plus agréable : la dégustation.

Quand et comment déguster le far breton

Tiède, il est souple et parfumé, parfait après un repas dominical. Froid, il devient plus ferme, presque “tranchable” comme un gâteau, et c’est souvent là qu’on retrouve le goût de cantine heureuse, celui des boîtes en fer et des goûters improvisés.

Accompagnements simples ☕ : un café, un thé, ou une compote peu sucrée. Maël aime aussi une cuillère de yaourt nature pour contraster avec la croûte caramélisée. Si vous souhaitez continuer votre tour des desserts régionaux, vous pouvez garder en tête l’idée de “base + geste” propre à chaque recette dessert breton traditionnel. Pour ceux qui préfèrent voir la gestuelle, une vidéo peut aider à visualiser la texture de pâte attendue.

Moment 🍽️

Texture

Astuce service ✅

Juste tiède

Souple, très parfumée

Attendre 1 h avant de couper pour une belle part

Le lendemain

Plus homogène, meilleure tenue

Sortir 10 min avant, servir avec boisson chaude

Après frigo

Plus ferme

Laisser revenir à température ambiante

Pourquoi mon far fait des grumeaux ?

Le plus souvent, la farine a été ajoutée d’un coup et le lait versé trop vite. Mélangez d’abord œufs + sucre, ajoutez la farine en pluie, puis versez le lait en plusieurs fois. Un court repos aide aussi à lisser la texture.

Puis-je remplacer le lait entier par un autre lait ?

Oui, mais la texture sera différente. Le lait demi-écrémé donne un résultat un peu moins onctueux. Les boissons végétales peuvent fonctionner, mais le goût et la tenue changent : gardez les mêmes proportions et surveillez la cuisson.

Comment savoir si le far est cuit sans le dessécher ?

Fiez-vous au visuel et au mouvement : bords pris, surface bien dorée, et centre qui tremble légèrement quand vous secouez doucement le plat. Il finit de se raffermir en refroidissant.

Peut-on préparer l’appareil à l’avance ?

Oui. Vous pouvez préparer la pâte quelques heures avant et la garder au frais. Remuez doucement avant de verser dans le moule, puis cuisez normalement. Cette anticipation facilite l’organisation et améliore souvent l’homogénéité.

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