Bouches-du-Rhône : prolongation des réquisitions de médecins jusqu’au 4 janvier, l’Union française pour une médecine libre exprime son mécontentement

les réquisitions de médecins dans les bouches-du-rhône sont prolongées jusqu'au 4 janvier, suscitant le mécontentement de l’union française pour une médecine libre.

Face à la recrudescence des épidémies hivernales dans les Bouches-du-Rhône, les autorités ont décidé de prolonger la réquisition de 17 médecins généralistes jusqu’au 4 janvier. Cette mesure, destinée à garantir la continuité des soins en période de forte demande, suscite une vive opposition de la part de l’Union française pour une médecine libre (UFML), qui dénonce une décision prise dans l’urgence et sans concertation suffisante.

Depuis le 25 décembre, ces médecins exerçant notamment à Martigues, Aubagne et La Ciotat assurent des gardes nocturnes et de fin de semaine pour répondre aux besoins liés aux épidémies de grippe et de bronchiolite. Ce dispositif exceptionnel intervient après un appel aux volontaires resté sans réponse, poussant la préfecture des Bouches-du-Rhône et l’Agence régionale de santé (ARS) à intervenir directement.

Extension des réquisitions face à une pression sanitaire accrue

Pour limiter l’impact des épidémies saisonnières qui affectent la région, la préfecture a prolongé la réquisition des médecins jusqu’au 4 janvier. Chaque praticien est désormais tenu d’assurer un service de garde de 20 heures à minuit, à tour de rôle, sous peine de sanctions pénales. Cette organisation cible principalement les communes de Martigues, La Ciotat et Aubagne.

Selon le Dr Jérémie Chaumoitre, responsable des groupements de centres médicaux, le délai d’annonce est jugé beaucoup trop court. « Sur le principe, la réquisition est compréhensible, mais recevoir cet arrêté seulement six jours avant la prise d’effet ne permet pas une bonne organisation », explique-t-il. Ce point rejoint les critiques formulées par l’UFML.

Réactions de l’Union française pour une médecine libre

Le président de l’UFML, Jérôme Marty, s’est exprimé dans plusieurs médias à ce sujet. Sur Franceinfo, il a qualifié cette mesure de « violence » pour les professionnels concernés, déjà fortement sollicités toute la semaine. « La médecine est une responsabilité, mais ces réquisitions imposées en dernière minute bafouent le droit médical et mettent les praticiens dans une situation difficile », souligne-t-il.

Par ailleurs, il précise qu’huit médecin·e·s envisagent de saisir le tribunal administratif en janvier pour contester leur réquisition. Cette démarche illustre un climat tendu et un conflit médical qui soulignent des dysfonctionnements dans la gestion de la santé publique locale.

Enjeux et perspectives pour le système de santé local

Cette réquisition prolongée intervient dans un contexte où la démographie médicale reste un défi majeur pour les Bouches-du-Rhône, particulièrement en zone périurbaine et rurale. Le manque de médecins disponibles pour assurer les gardes incite les autorités à recourir à ces mesures exceptionnelles.

Jérôme Marty réclame une meilleure reconnaissance financière et un soutien accru pour les médecins, afin d’encourager l’installation de nouveaux praticiens qui pourraient à terme réduire ce type de réquisitions.

Le service communication de la préfecture reste joignable 24h/24 et 7j/7 pour toute demande liée à cette situation, témoignant de l’importance accordée à la gestion de cette crise sanitaire (voir sur Espace presse des Bouches-du-Rhône).

Pour un éclairage supplémentaire sur les raisons de cette réquisition et ses conséquences sur le terrain, il est possible de consulter l’interview de Sophie Rios de l’ARS, qui revient en détail sur ce sujet (France Bleu Provence).

Enfin, plusieurs médecins du cabinet de La Ciotat ont exprimé leur ressentiment dans un article de Franceinfo, dénonçant le caractère impératif et soudain des réquisitions.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut