Comment préparer une délicieuse tartelette fraise maison

découvrez comment préparer une délicieuse tartelette aux fraises maison grùce à notre recette simple et gourmande, parfaite pour régaler vos proches.

Un samedi matin, on ouvre le frigo en se disant qu’on ferait bien un dessert simple, lumineux, qui sent la saison. Les fruits frais sont lĂ , et la fraise a ce parfum un peu sucrĂ©, un peu vert, qui donne tout de suite envie de pĂątisserie sans y passer la journĂ©e. La tartelette aux fraises, on l’a souvent mangĂ©e en vitrine, mais Ă  la maison elle a un avantage Ă©norme : on peut viser exactement la texture qu’on aime. Un fond de pĂąte sablĂ©e bien croustillant, une crĂšme pĂątissiĂšre vanillĂ©e qui se tient sans ĂȘtre gĂ©lifiĂ©e, et des fraises posĂ©es juste au dernier moment pour garder le cĂŽtĂ© juteux. Nous, on l’a refaite plusieurs fois, parfois trop cuite, parfois trop molle, parfois superbe mais dĂ©trempĂ©e le lendemain. À force, on a pris des repĂšres trĂšs concrets : des temps, des tempĂ©ratures, des signes Ă  l’Ɠil et au toucher, et surtout des petites habitudes qui changent tout (congeler les fonds avant cuisson, refroidir vraiment, protĂ©ger la pĂąte). L’objectif ici, c’est que notre recette et nos gestes vous rendent autonome : vous saurez quoi faire, mais aussi pourquoi on le fait, et comment rattraper si ça dĂ©rape un peu.

En bref

  • 🍓 Choisir des fraises de saison et les prĂ©parer sans les gorger d’eau
  • đŸ„§ RĂ©ussir une pĂąte sablĂ©e croustillante (sans rĂ©trĂ©cissement ni fissures)
  • 🍼 Cuire une crĂšme pĂątissiĂšre vanille qui nappe bien la cuillĂšre, sans grumeaux
  • 🧊 Éviter la tartelette dĂ©trempĂ©e avec des gestes simples (refroidissement, “barriĂšre”)
  • ⏱ Se donner des repĂšres fiables : temps, tempĂ©ratures, signaux visuels
  • 🔁 Adapter la prĂ©paration : moins sucrĂ©, sans gĂ©latine, sans robot, fruits diffĂ©rents

Table of Contents

Tartelette fraise maison : l’équilibre textures-goĂ»ts qu’on vise

Quand on parle de tartelette Ă  la fraise maison, on ne parle pas seulement d’une jolie assiette. On vise une sensation trĂšs prĂ©cise en bouche : d’abord le croquant sec du fond, puis le fondant de la crĂšme, et enfin le fruit qui Ă©clate, frais et parfumĂ©. Si l’un des trois Ă©lĂ©ments est trop dominant, la pĂątisserie perd son intĂ©rĂȘt.

Nous avons appris Ă  raisonner â€œĂ©quilibre” dĂšs la liste des ingrĂ©dients. La fraise apporte dĂ©jĂ  du sucre et de l’aciditĂ©, donc on Ă©vite une crĂšme trop sucrĂ©e. La pĂąte, elle, doit ĂȘtre suffisamment salĂ©e (une pincĂ©e) et beurrĂ©e pour soutenir l’ensemble sans goĂ»t de biscuit fade. Et au niveau texture, notre obsession, c’est d’éviter l’ennemi numĂ©ro 1 : le fond dĂ©trempĂ©.

Pour 8 tartelettes (format classique), voici nos repĂšres qui fonctionnent bien Ă  la maison :

  • 🍓 Fraises : environ 500 g (Gariguette si on en trouve, sinon une variĂ©tĂ© parfumĂ©e et mĂ»re)
  • đŸ„§ PĂąte sablĂ©e : farine 250 g, beurre 150 g90 g40 g
  • 🍼 CrĂšme pĂątissiĂšre : lait 250 ml, 3 jaunes, sucre 50 g, farine 10 g, maĂŻzena 10 g, beurre 25 g, vanille

On peut faire plus simple, bien sĂ»r, mais ces proportions donnent une crĂšme qui se tient, et un fond qui reste croustillant si on respecte le refroidissement. Le point qui change tout : on ne cherche pas la vitesse, on cherche la stabilitĂ©. Une tartelette belle au moment du service, c’est souvent une tartelette dont chaque Ă©lĂ©ment a eu le temps de refroidir et de “se poser”.

Nous avons aussi testĂ© une prĂ©paration Ă  base de gĂ©latine et d’eau sucrĂ©e (avec un peu de colorant rouge) pour faire une gelĂ©e fine. Ça peut ĂȘtre utile si on veut un effet “brillance” rapide et une surface bien nette, mais on prĂ©fĂšre gĂ©nĂ©ralement un nappage lĂ©ger (confiture d’abricot chauffĂ©e + eau) qui respecte davantage le goĂ»t du fruit. La gĂ©latine devient intĂ©ressante quand les fraises manquent de tenue ou si on doit transporter le dessert en voiture en plein aprĂšs-midi.

Les erreurs qu’on a faites, et qu’on voit souvent :

  • ⚠ Mettre les fraises trop tĂŽt : elles rendent du jus et humidifient la crĂšme et la pĂąte.
  • ⚠ Garnir un fond encore tiĂšde : la vapeur ramollit tout, mĂȘme un fond bien cuit.
  • ⚠ Trop travailler la pĂąte : elle devient cassante et se rĂ©tracte Ă  la cuisson.
  • ⚠ Cuire la crĂšme sans fouetter : grumeaux et goĂ»t d’Ɠuf trop marquĂ©.

Pour se simplifier la vie, on se donne un planning rĂ©aliste : 30 min de pĂąte + 30 min de repos, 2 h de congĂ©lation des fonds (oui, c’est long, mais ça Ă©vite bien des soucis), 15–20 min de cuisson, 20 min de crĂšme, puis montage juste avant de servir. Cette logique de rythme rend la recette beaucoup plus fiable, et c’est ce qu’on va dĂ©rouler pas Ă  pas.

Pùte sablée maison : gestes précis pour un fond croustillant

La pĂąte sablĂ©e, on l’a longtemps sous-estimĂ©e. On croyait que “ça se mĂ©lange et ça s’étale”. En rĂ©alitĂ©, c’est une pĂąte qui demande surtout une chose : qu’on la respecte. Moins on la manipule, plus elle est tendre et rĂ©guliĂšre Ă  la cuisson.

Notre méthode : sabler, rassembler, refroidir

Dans un saladier (ou au robot, mais ce n’est pas obligatoire), on mĂ©lange 250 g de farine, 90 g de sucre glace, 40 g de poudre d’amande et une pincĂ©e de sel. On ajoute 150 g de beurre froid en dĂ©s. Du bout des doigts, on “sable” jusqu’à obtenir une texture de sable humide.

On ajoute 1 Ɠuf et on mĂ©lange juste assez pour former une boule. Si c’est trĂšs sec, on ajoute 1 Ă  2 c. Ă  soupe d’eau. On a dĂ©jĂ  vu des recettes avec 50 ml d’eau : c’est possible, mais nous, on prĂ©fĂšre y aller par petites touches, parce que trop d’eau rend l’abaisse plus collante et le fond moins friable.

Épaisseur, fonçage, et la vraie astuce : le froid

On Ă©tale entre deux feuilles de papier cuisson Ă  3–4 mm. Puis on met l’abaisse au congĂ©lateur 5 minutes : juste le temps qu’elle se raffermisse et se dĂ©coupe proprement. Ensuite, on fonce les moules en pressant bien dans les angles, sans tirer sur la pĂąte (tirer = rĂ©trĂ©cir).

Le geste qui a changĂ© nos rĂ©sultats : une fois les fonds foncĂ©s, on les met au congĂ©lateur au moins 2 heures. Oui, c’est contraignant, mais Ă  la cuisson, la pĂąte garde sa forme, les bords restent droits, et on limite les bulles. Si on a le temps, une nuit au congĂ©lateur, c’est encore plus confortable.

Cuisson Ă  blanc : repĂšres simples

On prĂ©chauffe le four Ă  175°C (ou 180°C selon votre four, mais on prĂ©fĂšre un poil plus doux pour une coloration plus uniforme). On pique lĂ©gĂšrement le fond. Pour Ă©viter qu’il gonfle, on peut poser un papier cuisson et ajouter des billes ou des haricots secs.

Cuisson : 15 Ă  20 minutes, jusqu’à ce que la couleur soit blond dorĂ© (pas beige pĂąle). Quand on soulĂšve dĂ©licatement, le dessous doit ĂȘtre sec au toucher. On laisse refroidir complĂštement sur grille ou Ă  tempĂ©rature ambiante.

Petit tableau de dĂ©pannage, qu’on garde souvent en tĂȘte :

ProblĂšme 👀 Cause frĂ©quente 🔎 Solution qui marche ✅
Fond rĂ©tractĂ© đŸ„§ PĂąte Ă©tirĂ©e au fonçage + pas assez de froid Ne pas tirer, congeler 2 h, cuire bien froid
Fond gonflĂ© 🎈 Pas de piquage ou pas de poids Piquer + billes/haricots 10 min puis finir sans
Texture dure đŸ§± PĂąte trop travaillĂ©e MĂ©langer juste pour rassembler, beurre bien froid
Fond mou le lendemain 💧 Montage trop tĂŽt, humiditĂ© des fruits BarriĂšre (chocolat blanc) + fraises au dernier moment

Si on veut un parfum plus rond, on ajoute quelques gouttes de vanille dans la pĂąte. C’est un dĂ©tail, mais ça donne une odeur de biscuit qui “annonce” la crĂšme. Dans la prochaine Ă©tape, on passe Ă  cette fameuse crĂšme pĂątissiĂšre : simple sur le papier, mais elle mĂ©rite deux ou trois rĂ©flexes clĂ©s.

Pour visualiser le fonçage et la cuisson à blanc, on peut aussi regarder une démonstration simple, puis revenir à nos repÚres maison.

CrÚme pùtissiÚre vanille : onctuosité, tenue et goût

La crĂšme pĂątissiĂšre, on la veut souple, lisse, avec une vraie prĂ©sence de vanille, sans arriĂšre-goĂ»t d’Ɠuf. La bonne nouvelle, c’est qu’avec des quantitĂ©s modestes (un quart de litre de lait), on peut vraiment se faire la main et progresser vite.

Infusion de la vanille : le parfum avant la texture

On chauffe 250 ml de lait avec une demi-gousse de vanille fendue et grattĂ©e (ou 1 c. Ă  cafĂ© d’extrait de vanille si c’est ce qu’on a). On porte Ă  frĂ©missement, puis on coupe le feu et on laisse infuser 10 minutes. Cette pause donne une odeur trĂšs nette, presque “lait concentrĂ© vanillĂ©â€, qu’on ne retrouve pas si on va trop vite.

Le mélange jaunes-sucre : notre repÚre visuel

Dans un bol, on fouette 3 jaunes avec 50 g de sucre jusqu’à ce que le mĂ©lange devienne plus clair et plus Ă©pais. On ajoute ensuite 10 g de farine et 10 g de maĂŻzena. À ce stade, on doit obtenir une pĂąte souple, sans grumeaux secs sur les bords.

On verse le lait chaud (sans la gousse) d’un coup ou en deux fois, en fouettant. Puis on remet tout dans la casserole à feu moyen.

Cuisson : ne pas lĂącher le fouet, mais sans s’énerver

On remue sans arrĂȘt, en raclant bien le fond. La crĂšme Ă©paissit d’un coup : c’est normal. Quand elle fait des “bouillons” lents et que le fouet laisse une trace nette, on prolonge 30 secondes pour cuire l’amidon. On retire du feu et on ajoute 25 g de beurre froid en morceaux. LĂ , la texture devient brillante, et l’odeur d’Ɠuf disparaĂźt au profit du lait vanillĂ©.

Notre erreur la plus frĂ©quente, au dĂ©but : feu trop fort. RĂ©sultat : crĂšme qui accroche, petits grains, et un goĂ»t de cuisson. On prĂ©fĂšre une montĂ©e plus lente : c’est plus sĂ©curisant, et ça laisse le temps d’ajuster.

Refroidissement : l’étape qu’on voudrait sauter (et qu’il ne faut pas)

On Ă©tale la crĂšme chaude dans un plat (plus elle est Ă©talĂ©e, plus elle refroidit vite), on filme au contact et on met au rĂ©frigĂ©rateur. Pour le montage, on la fouette rapidement pour l’assouplir. Elle redevient onctueuse, facile Ă  pocher, sans ĂȘtre liquide.

Et si on veut une version plus “tenue” pour un buffet ou un transport ? On peut stabiliser trĂšs lĂ©gĂšrement. Deux options rĂ©alistes :

  • 🧈 Ajouter un peu plus de beurre (jusqu’à 35 g) pour une crĂšme plus ferme au froid
  • 🧊 Ajouter une micro-dose de gĂ©latine (par exemple 1 feuille pour cette quantitĂ©) si on sait qu’il fera chaud

On garde la gĂ©latine comme plan B : elle aide, mais si on en met trop, on perd le fondant. L’idĂ©e, c’est que la crĂšme reste une crĂšme, pas une gelĂ©e.

Pour une démonstration visuelle de la texture attendue (quand la crÚme nappe bien), cette vidéo aide à se caler.

Montage et finitions : fraises, nappage, conservation sans détremper

Le montage, c’est la partie la plus gratifiante, mais aussi celle oĂč on peut ruiner une pĂąte parfaite en deux minutes. Notre rĂšgle : tout doit ĂȘtre froid avant de rĂ©unir. Un fond encore tiĂšde = condensation = humiditĂ© = croustillant perdu.

Préparer les fruits frais : le bon geste, au bon moment

On rince rapidement les fruits frais si nécessaire, puis on les sÚche vraiment (torchon propre ou papier absorbant). On équeute ensuite. Si on coupe trop en avance, les fraises pleurent. Donc on les tranche juste avant de dresser, surtout si elles sont trÚs mûres.

Quand on tombe sur des fraises un peu aqueuses (ça arrive), on les coupe, on les laisse 10 minutes sur papier absorbant, et on les retourne une fois. Ça paraĂźt bĂȘte, mais ça sauve des tartelettes.

Garnir : lisser, puis poser les fraises sans appuyer

On assouplit la crĂšme pĂątissiĂšre au fouet, puis on garnit les fonds. On lisse Ă  la spatule ou au dos d’une cuillĂšre. Ensuite, on dĂ©pose les fraises en rosace, ou entiĂšres si elles sont petites. On Ă©vite d’appuyer : ça fait remonter la crĂšme sur les bords et ça casse l’effet net.

Brillance et protection : nappage ou barriĂšre

Pour la brillance, on chauffe doucement 2 cuillĂšres de gelĂ©e (ou confiture d’abricot passĂ©e au tamis) avec 1 cuillĂšre d’eau. On badigeonne trĂšs lĂ©gĂšrement. On obtient un fini propre, et une protection minime contre l’oxydation.

Pour protéger la pùte si on doit préparer en avance, on a deux astuces qui marchent :

  • đŸ« Badigeonner le fond de tarte prĂ©cuit avec un voile de chocolat blanc fondu puis laisser figer
  • đŸ„š Badigeonner au blanc d’Ɠuf et remettre au four 5 minutes (ça “verrouille” la surface)

On utilise surtout le chocolat blanc quand on sait qu’on montera les tartelettes plusieurs heures avant. Le goĂ»t reste discret, et le croustillant tient mieux.

Service : simple, net, agréable

On sert sur des assiettes blanches si possible, pour le contraste. Une fourchette à dessert suffit. Et si on veut vraiment souligner la fraise, un filet de coulis (trÚs léger) autour, pas dessus, pour ne pas ramollir les fruits.

CÎté boisson, on aime un muscat doux bien frais, mais un thé noir léger ou une infusion menthe fonctionne aussi si on veut rester simple.

Conservation : au rĂ©frigĂ©rateur, dans une boĂźte, jusqu’à 3 jours, mais soyons honnĂȘtes : le top, c’est le jour mĂȘme. Nous congelons parfois les fonds seuls (ou les fonds + crĂšme), jusqu’à 3 mois, et on ajoute les fraises au dernier moment. Cette façon de faire permet d’avoir une pĂątisserie “fraĂźche” mĂȘme quand on s’organise.

Avant de passer aux variations, on se pose la question qui change tout : est-ce qu’on veut rester classique, ou s’autoriser un twist (citron, chocolat, pistache) sans compliquer la vie ?

Variations réalistes : chocolat, citron, pistache, moins de sucre, et plan B gélatine

La tartelette Ă  la fraise est un classique français, et c’est justement pour ça qu’elle se prĂȘte bien aux variations du quotidien. On ne cherche pas l’effet “wow” artificiel : on cherche des ajustements qui respectent le fruit, la saison, et notre temps disponible.

Version citron : plus vive, trĂšs simple Ă  mettre en place

Quand on veut une note plus acidulĂ©e, on parfume la crĂšme pĂątissiĂšre avec un peu de zeste de citron (dans le lait pendant l’infusion) ou on remplace carrĂ©ment la crĂšme par une crĂšme citron type lemon curd. Les fraises adorent le citron : ça “rĂ©veille” leur parfum, surtout quand elles manquent un peu de caractĂšre.

Erreur qu’on a dĂ©jĂ  faite : ajouter trop de jus de citron dans une crĂšme pĂątissiĂšre dĂ©jĂ  cuite. Ça peut la fluidifier. On prĂ©fĂšre le zeste, ou une crĂšme citron faite pour ça.

Version chocolat : la barriĂšre qui devient une garniture

Pour une tartelette chocolat-fraise, on peut :

  • đŸ« Mettre une fine couche de chocolat noir fondu sur le fond (barriĂšre + goĂ»t)
  • 🍼 Faire une crĂšme pĂątissiĂšre chocolat en ajoutant du cacao ou du chocolat fondu en fin de cuisson

On dose doucement : trop de chocolat Ă©crase la fraise. On garde le chocolat comme “ombre”, pas comme premier rĂŽle.

Version pistache : rondeur et couleur naturelle

On peut parfumer la crĂšme avec une petite cuillĂšre de pĂąte de pistache. Ça donne une douceur noisettĂ©e, et les fraises paraissent encore plus fruitĂ©es par contraste. On ajoute parfois quelques Ă©clats de pistaches sur le dessus pour un croquant supplĂ©mentaire.

Moins sucré, sans stress : notre approche

RĂ©duire le sucre est facile ici, parce que la fraise apporte dĂ©jĂ  une impression sucrĂ©e. Nous descendons souvent le sucre de la crĂšme de 50 g Ă  35–40 g selon la maturitĂ© des fruits. Pour la pĂąte, on peut rĂ©duire lĂ©gĂšrement aussi, mais attention : trop peu de sucre modifie la texture (moins croustillant, plus “pain”). On prĂ©fĂšre rĂ©duire dans la crĂšme plutĂŽt que dans la pĂąte.

Plan B “gelĂ©e fine” : quand on veut une tenue nette

Si on doit prĂ©parer et transporter, on peut faire une fine gelĂ©e. On fait tremper 4 feuilles de gĂ©latine dans l’eau froide, on les essore, puis on les dissout dans une petite quantitĂ© d’eau chaude (par exemple 50 ml). On sucre (autour de 100 g si on veut une gelĂ©e marquĂ©e, mais on peut descendre si les fraises sont dĂ©jĂ  sucrĂ©es) et, si on tient Ă  une teinte uniforme, une pointe de colorant rouge.

Nous, on l’utilise avec parcimonie : une couche trop Ă©paisse donne une sensation “bonbon gĂ©lifiĂ©â€. En revanche, en trĂšs fin nappage, ça peut sĂ©curiser un buffet ou une journĂ©e chaude. L’important, c’est de rester au service du fruit.

Si on retient une chose de ces variations, c’est qu’on peut s’amuser sans compliquer : on garde le trio pĂąte sablĂ©e + crĂšme pĂątissiĂšre + fruits frais, et on modifie un dĂ©tail Ă  la fois. C’est comme ça qu’on progresse et qu’on se fait confiance, tartelette aprĂšs tartelette.

Questions pratiques pour réussir nos tartelettes aux fraises

Comment éviter que la pùte sablée rétrécisse à la cuisson ?

Nous Ă©vitons d’étirer la pĂąte au moment de foncer les moules, puis nous congelons les fonds au moins 2 heures. On cuit ensuite les tartelettes bien froides Ă  175–180°C. Ce duo (pas d’étirement + froid) est ce qui change le plus le rĂ©sultat.

Peut-on prĂ©parer la recette Ă  l’avance sans perdre le croustillant ?

Oui. Nous prĂ©parons les fonds de tartelettes la veille (voire les congelons), et la crĂšme pĂątissiĂšre la veille aussi. On assemble le jour mĂȘme, idĂ©alement 1 Ă  2 heures avant de servir. Si on doit monter plus tĂŽt, on ajoute une barriĂšre (chocolat blanc fondu ou blanc d’Ɠuf recuit 5 minutes) pour limiter l’humiditĂ©.

Peut-on utiliser des fraises congelées ?

Nous le dĂ©conseillons pour une tartelette : Ă  la dĂ©congĂ©lation, elles rendent beaucoup d’eau et ramollissent la pĂąte. En revanche, les fraises congelĂ©es sont parfaites pour un coulis ou une compote en couche fine sous la crĂšme, si on la fait rĂ©duire pour qu’elle soit bien Ă©paisse.

Quelle différence entre un nappage à la confiture et une gelée à la gélatine ?

Le nappage Ă  la confiture (souvent abricot + un peu d’eau) apporte surtout de la brillance et un lĂ©ger goĂ»t, tout en restant trĂšs fin. La gelĂ©e Ă  la gĂ©latine donne plus de tenue et un aspect trĂšs net, utile si on transporte ou s’il fait chaud, mais elle peut modifier la sensation en bouche si elle est trop Ă©paisse.

Comment savoir si la crĂšme pĂątissiĂšre est assez cuite ?

Nous attendons qu’elle Ă©paississe franchement, puis qu’elle fasse des bouillons lents. Le fouet doit laisser des traces nettes, et la crĂšme doit napper la cuillĂšre. On garde encore 30 secondes de cuisson en fouettant pour bien cuire l’amidon, puis on ajoute le beurre froid hors du feu.

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