La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a confirmé l’absence de nouveaux dispositifs fiscaux dans le cadre du budget 2026. Elle privilégie une gestion rigoureuse des finances publiques pour contenir le déficit, tout en évitant une hausse généralisée de fiscalité. Cette position a été clarifiée lors d’un entretien à l’approche des débats parlementaires.
En bref :
📌 Pas de nouveaux dispositifs fiscaux pour l’année 2026.
📌 Accent mis sur une gestion rigoureuse et le contrôle des dépenses.
📌 Maintien de certains avantages pour les retraités.
📌 Débat budgétaire annoncé comme ardu compte tenu des tensions politiques.
📌 Confirmations officielles lors de la présentation du projet de loi de finances.
Budget 2026 : un engagement contre toute création fiscale supplémentaire
Dans un entretien récent, Amélie de Montchalin, la ministre chargée des Comptes publics, a clairement exclu l’idée d’instaurer de nouveaux dispositifs fiscaux pour nourrir le budget 2026. Cette annonce intervient dans un contexte de forte pression pour maîtriser les dépenses publiques sans alourdir la charge fiscale pesant sur les ménages et les entreprises.
La ministre met en avant une gestion rigoureuse visant à optimiser les ressources existantes, en écartant tout « bricolage fiscal » qui pourrait déséquilibrer la politique budgétaire. Cette position a un écho particulier alors que le gouvernement doit faire face à une opposition politique marquée, ayant rendu le texte budgétaire « incohérent et invotable » selon ses mots lors d’un entretien rapporté par Ouest-France.
Maîtrise des dépenses et pas d’augmentation générale des impôts
Amélie de Montchalin insiste sur le fait que la priorité demeure le contrôle strict des dépenses publiques. Elle souligne que, malgré les contraintes, le gouvernement veut éviter une hausse généralisée des impôts. Une stratégie qui repose sur des coupes ciblées dans certaines dépenses, comme l’indique un dossier d’analyse publié sur Forbes France.
Concernant les bénéficiaires des pensions, la ministre a confirmé que l’abattement fiscal de 10% pour les retraités serait maintenu en 2026, assurant ainsi une certaine stabilité pour cette catégorie. Cette décision, annoncée par la ministre dans un échange rapporté par Orange Actualités, vise à préserver le pouvoir d’achat des retraités dans un contexte marqué par l’inflation.
Des arbitrages attendus au cœur des débats parlementaires
Le projet de loi de finances 2026, présenté en Conseil des ministres par Roland Lescure et Amélie de Montchalin, doit désormais passer par un examen parlementaire qui s’annonce complexe. La ministre a évoqué la nécessité d’un compromis dans ce dossier sensible. Elle entend engager un débat ouvert avec les parlementaires afin de trouver des solutions pragmatiques face aux défis économiques actuels.
La politique budgétaire repose donc sur un équilibre délicat entre réduction du déficit, soutien à la jeunesse et au logement, tout en évitant de nouveaux prélèvements sur les Français. Elle souligne que ce chantier doit s’appuyer sur une gestion » dans la durée », comme détaillé dans un document officiel.
Ce climat de tensions politiques n’a rien d’inhabituel en amont du vote du budget, comme le rappelle l’actualité récente où des mesures liées à la réforme des retraites et aux prestations sociales ont donné lieu à des oppositions vives. La ministre a ainsi réaffirmé sa volonté de préserver une politique budgétaire saine, fondée sur des principes de transparence, d’équité et d’efficacité.


