Tout savoir sur le poisson mulet : caractéristiques, habitat et utilisation

découvrez tout sur le poisson mulet : ses caractéristiques, son habitat naturel et ses différentes utilisations culinaires et économiques.

Il y a des jours oĂč, devant l’étal du poissonnier, nous avons envie d’un poisson simple, bon, qui ne mette pas le budget du dĂźner en apnĂ©e. C’est souvent lĂ  que le poisson mulet nous fait de l’Ɠil, mĂȘme si on le regarde parfois de travers parce qu’on le connaĂźt mal. Et pourtant, quand on l’a cuisinĂ© deux, trois, puis cinq fois Ă  la maison, on finit par lui trouver une vraie place : sa chair blanche, douce, et sa capacitĂ© Ă  prendre le goĂ»t de ce qu’on lui donne (huile d’olive, citron, tomates, herbes, fumet
) en font un poisson du quotidien, vraiment pratique.

Ce qui nous a surpris au fil des essais, c’est son cĂŽtĂ© “entre deux mondes” : on le trouve en mer, mais aussi prĂšs des embouchures, parfois mĂȘme plus haut dans les cours d’eau. Et Ă  table, il joue un peu le mĂȘme rĂŽle : il peut ĂȘtre cuisinĂ© comme un bar en mode accessible, ou devenir une base pour des plats familiaux plus rustiques. Sans parler de ses Ɠufs, qui donnent la fameuse poutargue, d’une puissance iodĂ©e incroyable quand on la dose bien.

Dans cet article, nous allons parler vrai : comment reconnaĂźtre les caractĂ©ristiques mulet, comprendre son habitat mulet (et ce que ça change pour le goĂ»t), et surtout rĂ©ussir l’utilisation mulet en cuisine sans mauvaises surprises. Nous allons aussi partager nos ratĂ©s les plus frĂ©quents — ceux qui donnent une chair sĂšche ou une odeur trop marquĂ©e — pour vous Ă©viter de les refaire.

En bref

  • 🐟 Le poisson mulet est une alternative rĂ©aliste au bar : goĂ»t proche, prix souvent plus doux.
  • 🌊 Son habitat mulet (haute mer vs zones vaseuses) influence directement la saveur finale.
  • 🔎 Les bonnes caractĂ©ristiques mulet Ă  l’achat : Ă©cailles brillantes, chair ferme, odeur fraĂźche, yeux vifs.
  • đŸ”„ CĂŽtĂ© utilisation mulet, on rĂ©ussit trĂšs bien au four, en papillote, Ă  la plancha, poĂȘlĂ©, ou en court-bouillon.
  • đŸ„š Les Ɠufs donnent la poutargue : trĂšs iodĂ©e, Ă  utiliser en fines lamelles ou rĂąpĂ©e en petite quantitĂ©.
  • 🧊 Pour le cru (tartare/carpaccio) : congĂ©lation -18°C pendant 7 jours ou cuisson 1 minute Ă  60°C pour sĂ©curiser.

Sommaire

Caractéristiques du poisson mulet : morphologie, espÚces, goût

Quand on commence Ă  s’intĂ©resser au mulet, on se rend vite compte qu’il n’est pas “un” poisson unique, mais une famille, avec des variantes. Sur l’étal, on le repĂšre souvent Ă  sa silhouette fuselĂ©e, ses grosses Ă©cailles argentĂ©es et son dos plus sombre, tirant vers le brun. Cette morphologie mulet nous a aidĂ©s plus d’une fois Ă  Ă©viter une confusion avec d’autres poissons de bord de mer.

Dans notre pratique, les tailles les plus courantes tournent autour de 30 Ă  50 cm, pour un poids typique proche de 1,5 kg. On peut tomber sur plus gros, mais ce sont surtout ces gabarits “familiaux” qui finissent dans nos plats au four. Ce format est confortable : assez grand pour faire deux beaux filets, et assez petit pour cuire de maniĂšre homogĂšne sans se battre avec une masse trop Ă©paisse.

EspÚces vendues en France : cabot, lippu et ce que ça change

Il existe beaucoup d’espĂšces dans le monde, mais en pratique, en France, on en croise surtout deux sur les marchĂ©s : le mulet cabot (souvent appelĂ© “mulet Ă  grosse tĂȘte”) et le mulet lippu, connu pour sa lĂšvre supĂ©rieure Ă©paisse et dure. On ne cuisine pas forcĂ©ment “diffĂ©remment” selon l’espĂšce, mais on remarque parfois des variations de fermetĂ© et de tenue Ă  la cuisson.

Quand on a un mulet un peu plus fragile (chair qui se dĂ©lite), on privilĂ©gie la papillote ou la cuisson vapeur, parce que l’environnement humide protĂšge la texture. À l’inverse, un poisson plus ferme supporte trĂšs bien la plancha ou une cuisson au four sur lit de lĂ©gumes, oĂč il doit garder sa structure.

Goût et texture : proche du bar, mais plus doux

La premiĂšre fois qu’on l’a servi, on avait peur d’un goĂ»t trop fort. En rĂ©alitĂ©, bien choisi, le mulet a une saveur assez proche du bar : iodĂ©e mais pas agressive, avec une chair blanche et dĂ©licate. La diffĂ©rence, c’est qu’il est souvent plus “sage” : moins typĂ©, donc trĂšs facile Ă  marier avec du citron, du fenouil, des tomates ou mĂȘme un petit beurre citronnĂ©.

On note aussi une texture parfois lĂ©gĂšrement plus souple. Si on le surcuit, il devient vite sec et un peu cotonneux. C’est l’erreur classique qu’on a faite : on le laissait “un peu plus” au four par sĂ©curitĂ©, et on perdait tout l’intĂ©rĂȘt du poisson. DĂšs qu’on vise juste, la chair se dĂ©tache en pĂ©tales, reste juteuse, et l’odeur Ă  la sortie du four est nette, marine, sans note lourde.

Tableau repĂšres : mulet vs bar pour la cuisine du quotidien

Pour choisir sans se tromper, on aime avoir des repĂšres simples. Voici ceux qu’on utilise quand on hĂ©site entre mulet et bar.

Critùre Mulet 🐟 Bar 🐠
Prix Souvent plus accessible đŸ’¶ Plus Ă©levĂ© 💾
GoĂ»t Doux, proche du bar 🌿 Plus marquĂ© 🌊
Texture Peut ĂȘtre plus souple (attention Ă  la surcuisson) đŸ”„ Ferme, tolĂšre mieux une cuisson longue ⏱
DisponibilitĂ© Souvent rĂ©guliĂšre selon zones đŸ§ș Plus variable 🛒
Pression sur la ressource GĂ©nĂ©ralement plus favorable ✅ Souvent plus sensible ⚠

Ce tableau ne remplace pas l’Ɠil du poissonnier, mais il nous rappelle pourquoi le mulet mĂ©rite d’ĂȘtre essayĂ©, surtout quand on veut cuisiner bon sans se compliquer la vie.

Maintenant qu’on sait mieux reconnaĂźtre le poisson et ses particularitĂ©s, la question suivante devient incontournable : d’oĂč vient-il exactement, et pourquoi son lieu de capture peut changer le goĂ»t du tout au tout ?

Habitat du mulet : mer, estuaires, riviÚres et impact sur la qualité

L’habitat mulet est l’un des sujets qui expliquent le mieux les diffĂ©rences de goĂ»t qu’on peut rencontrer d’un achat Ă  l’autre. On a dĂ©jĂ  cuisinĂ© des mulets dĂ©licieux, trĂšs “propres” en bouche, et d’autres qui avaient une note terreuse. La technique Ă©tait la mĂȘme ; ce qui changeait, c’était l’origine et, souvent, la zone de pĂȘche.

Le mulet a cette particularitĂ© d’ĂȘtre Ă  l’aise en eau salĂ©e comme en eau douce. On le rencontre dans l’Atlantique Nord-Est, la Manche, la mer du Nord et la MĂ©diterranĂ©e, mais aussi dans les estuaires, les ports, et parfois en remontĂ©e de riviĂšre. Cette capacitĂ© d’adaptation est fascinante, et elle rend le poisson trĂšs prĂ©sent sur les cĂŽtes françaises.

Zones et saison : quand le mulet est le plus intéressant

Sur nos marchĂ©s, on voit du mulet pratiquement toute l’annĂ©e, avec des nuances selon les façades maritimes. En MĂ©diterranĂ©e, il peut ĂȘtre pĂȘchĂ© sur une large pĂ©riode, ce qui le rend assez rĂ©gulier. CĂŽtĂ© Atlantique et Manche, la prĂ©sence peut ĂȘtre plus marquĂ©e sur la belle saison, et on le retrouve souvent plus facilement de l’étĂ© au dĂ©but de l’automne.

ConcrĂštement, quand on veut un mulet Ă  griller (plancha ou barbecue), on le cherche plutĂŽt quand les Ă©tals sont bien fournis et que le poisson n’a pas fait un long voyage. À l’inverse, si on prĂ©voit une recette en sauce tomate ou un court-bouillon, on peut s’autoriser un poisson un peu moins “prestige” tant qu’il reste trĂšs frais.

Haute mer vs proximité des cÎtes : la fameuse histoire du goût de vase

Le point le plus important, c’est celui-ci : un mulet pĂȘchĂ© trop prĂšs de zones vaseuses peut dĂ©velopper un goĂ»t de vase. On l’a appris Ă  nos dĂ©pens, en pensant que “mulet = mulet”. Le rĂ©sultat : une odeur Ă  la cuisson un peu lourde, et une finale en bouche moins nette, mĂȘme avec citron et herbes.

Avec le temps, on a pris l’habitude de privilĂ©gier un poisson annoncĂ© “haute mer” quand c’est possible, ou au moins une provenance claire. Un indice visuel qu’on nous a donnĂ© et qu’on retrouve souvent : un dos plus foncĂ©, signe d’une vie plus au large. Ce n’est pas une rĂšgle absolue, mais c’est un repĂšre utile quand on n’a pas d’autres informations.

PĂȘche du mulet et lien avec les Ă©cosystĂšmes cĂŽtiers

Parler de pĂȘche mulet, c’est aussi parler des milieux oĂč il Ă©volue. Le mulet frĂ©quente des zones riches en matiĂšre organique, des endroits oĂč l’eau bouge, oĂč les apports des riviĂšres rencontrent la mer. Dans ces milieux, le poisson fait partie d’un Ă©quilibre : il exploite une nourriture disponible, il participe Ă  des chaĂźnes alimentaires, et sa prĂ©sence indique souvent un Ă©cosystĂšme mulet bien vivant, mĂȘme si parfois trĂšs anthropisĂ© (ports, canaux, estuaires).

Dans notre cuisine, cette rĂ©alitĂ© Ă©cologique se traduit par une rĂšgle simple : plus l’eau est “chargĂ©e” et stagnante, plus on doit ĂȘtre exigeant sur la fraĂźcheur et l’origine. Ce n’est pas pour dramatiser, c’est juste du bon sens gustatif. Un mulet impeccable, c’est une chair qui sent la mer, pas la vase.

Une fois qu’on a compris oĂč et comment il vit, on a envie d’aller plus loin : qu’est-ce qu’il mange, comment il grandit, et pourquoi sa biologie influence autant sa place dans nos recettes ?

Biologie du mulet : cycle de vie, alimentation et rĂŽle dans l’écosystĂšme

La biologie mulet est moins connue du grand public, et pourtant elle Ă©claire beaucoup de choses : sa disponibilitĂ©, son goĂ»t, et mĂȘme sa rĂ©putation parfois injuste. Le mulet n’est pas un poisson “mystĂšre” ; c’est un animal trĂšs adaptable, qui profite de milieux variĂ©s et changeants. Quand on le comprend, on le cuisine avec plus de confiance, et on l’achĂšte avec un Ɠil plus juste.

Ce poisson vit entre zones cĂŽtiĂšres, estuaires et parfois riviĂšres. Cette mobilitĂ© implique des variations de conditions : salinitĂ©, tempĂ©rature, nourriture. C’est aussi pour ça qu’on rencontre plusieurs profils de mulets sur les marchĂ©s, mĂȘme Ă  taille similaire. Certains ont une chair plus fine, d’autres un peu plus grasse, et ces diffĂ©rences se sentent Ă  la cuisson.

Cycle de vie du mulet : croissance, déplacements et périodes clés

Le cycle de vie mulet est rythmĂ© par des dĂ©placements entre zones d’alimentation et zones plus favorables selon les saisons. Sans entrer dans une biologie de laboratoire, on retient surtout ceci : le mulet est un poisson “pratique” pour la nature, parce qu’il sait tirer parti de ce que beaucoup d’autres espĂšces exploitent moins bien.

Dans nos assiettes, ça se traduit par un poisson assez constant, qu’on peut cuisiner de multiples façons, sans dĂ©pendre uniquement de deux mois de pleine saison. Et quand on tombe sur un mulet bien nourri, on retrouve ce cĂŽtĂ© semi-gras, agrĂ©able, qui porte bien l’huile d’olive et le citron.

Alimentation du mulet : ce qu’il filtre, ce qu’il cherche, et l’impact sur la chair

L’alimentation mulet est un point qui alimente beaucoup d’idĂ©es reçues. Le mulet se nourrit en grande partie de matiĂšre organique, de micro-organismes, d’algues, de petits Ă©lĂ©ments qu’il trouve en fouillant et en filtrant. C’est prĂ©cisĂ©ment pour ça qu’il frĂ©quente des zones riches en nutriments, comme les estuaires.

Est-ce que ça le rend “sale” ? Non, pas si le poisson est pĂȘchĂ© dans de bonnes conditions et manipulĂ© correctement. En revanche, ce rĂ©gime explique pourquoi son goĂ»t peut varier selon la zone. Nous, on retient une rĂšgle culinaire : si le poisson est trĂšs frais et provient d’une zone propre, sa chair est douce, presque sucrĂ©e. S’il vient d’un milieu vaseux, la note terreuse peut ressortir, surtout dans des cuissons simples (grillĂ©, vapeur).

RĂŽle du mulet dans l’écosystĂšme : un poisson utile, souvent sous-estimĂ©

Le mulet joue un rĂŽle intĂ©ressant dans les milieux cĂŽtiers : il participe au recyclage de matiĂšre organique et s’insĂšre dans les chaĂźnes alimentaires. Parler d’écosystĂšme mulet, ce n’est pas faire de la morale, c’est constater qu’un poisson abondant, bien rĂ©parti, et gĂ©nĂ©ralement moins sous pression que d’autres espĂšces, peut devenir un alliĂ© du quotidien.

Dans notre façon de cuisiner en 2026, on aime avoir des alternatives aux poissons “stars” plus chers et parfois plus sollicitĂ©s. Le mulet, quand on le choisit bien, coche beaucoup de cases : accessible, polyvalent, et suffisamment fin pour des plats simples. Ce qui compte, c’est de le respecter Ă  la cuisson et de ne pas lui imposer des traitements trop agressifs.

Une fois ces repĂšres en tĂȘte, on peut revenir Ă  quelque chose de trĂšs concret : comment l’acheter, le garder, et surtout Ă©viter les erreurs qui ruinent sa finesse avant mĂȘme d’allumer le four.

Achat, conservation et sécurité alimentaire : nos repÚres concrets

On peut rĂ©ussir une recette moyenne avec un excellent poisson, mais on ne rattrape pas un poisson fatiguĂ©, mĂȘme avec la meilleure sauce du monde. Sur le mulet, on a appris Ă  ĂȘtre attentifs, parce qu’il est parfois moins “mis en avant” que d’autres espĂšces. RĂ©sultat : il peut rester un peu plus longtemps sur l’étal, selon les jours. Notre objectif, c’est de repartir avec un poisson qui sent bon la mer et qui tiendra la cuisson sans s’effondrer.

Choisir un mulet frais : les signes qui ne trompent pas

On regarde d’abord les Ă©cailles : elles doivent ĂȘtre humides et brillantes. Un aspect terne ou sec nous fait passer notre tour. Ensuite, on appuie trĂšs lĂ©gĂšrement sur la chair : elle doit ĂȘtre ferme et reprendre sa place. L’Ɠil doit ĂȘtre vif, pas enfoncĂ©, et l’odeur doit rester agrĂ©able, marine, sans piquant.

Quand on a un doute, on pose la question la plus simple au poissonnier : “Il vient d’oĂč, et il a Ă©tĂ© pĂȘchĂ© quand ?” S’il est pĂȘchĂ© plutĂŽt au large, on a gĂ©nĂ©ralement une chair plus nette. Et quand on vise une cuisson rapide (plancha), on est encore plus exigeants, parce que la cuisson ne “masque” rien.

Entier ou en filets : ce qu’on prĂ©fĂšre selon la recette

Pour le four, on aime souvent l’acheter entier : la peau et l’arĂȘte centrale protĂšgent la chair. Pour une poĂȘlĂ©e minute, les filets sont pratiques, mais il faut bien surveiller la cuisson. On trouve aussi du mulet congelĂ©, parfois fumĂ©, ce qui peut dĂ©panner pour des salades tiĂšdes, des rillettes ou des pĂątes.

À la maison, si on a le temps, on demande au poissonnier de l’écailler et de le vider. Sinon, on le fait nous-mĂȘmes : c’est un peu salissant, mais on prend vite le coup. Et on garde la tĂȘte et l’arĂȘte pour un petit fumet, surtout si on part sur une sauce tomate ou un court-bouillon.

Conservation : frigo, congélateur, et le cas particulier de la poutargue

Frais, le mulet se garde 1 Ă  2 jours au rĂ©frigĂ©rateur, idĂ©alement dans la partie la plus froide, dans un plat, sur une grille ou un lit de glace, filmĂ© sans l’étouffer complĂštement. CongelĂ© Ă  -18°C, il tient plusieurs mois. On Ă©vite juste de le recongeler une fois dĂ©congelĂ©, surtout si on veut garder une belle texture.

La poutargue (Ɠufs de mulet salĂ©s et fumĂ©s) se conserve entre 4 et 8°C. Une fois entamĂ©e, on la filme soigneusement, sinon son parfum iodĂ© se promĂšne dans tout le frigo. Et on la dose : c’est un produit puissant, magnifique sur des pĂątes, mais capable d’écraser le plat si on a la main lourde.

Sécurité pour le cru et le peu cuit : notre rÚgle simple

On aime le mulet en carpaccio ou en tartare, mais on ne transige pas sur la sĂ©curitĂ©. Pour une consommation crue ou trĂšs peu cuite, on applique un repĂšre clair : congĂ©lation Ă  -18°C pendant 7 jours. Alternative si on veut juste “sĂ©curiser” un poisson Ă  peine saisi : une cuisson Ă  cƓur 1 minute Ă  60°C.

Ce sont des repÚres concrets, faciles à suivre, et ils changent tout pour cuisiner détendu, surtout quand on reçoit.

Avec un poisson bien choisi et bien conservĂ©, il ne reste plus qu’à passer au cƓur du sujet : l’utilisation mulet en cuisine, les cuissons qui lui vont, et les erreurs qu’on Ă©vite dĂ©sormais systĂ©matiquement.

Utilisation du mulet en cuisine : méthodes, textures, erreurs et recettes du quotidien

La grande force du mulet, c’est sa polyvalence. Notre utilisation mulet a Ă©voluĂ© avec le temps : on a commencĂ© par le four, parce que c’est rassurant, puis on l’a tentĂ© Ă  la plancha, en papillote, en court-bouillon, et mĂȘme cru aprĂšs congĂ©lation. À chaque fois, on a notĂ© la mĂȘme chose : il aime les cuissons nettes, et il dĂ©teste qu’on l’oublie.

Cuisson au four : celle qu’on conseille pour dĂ©buter

Au four, on vise une chaleur modĂ©rĂ©e, qui garde la chair juteuse. Pour un mulet entier d’environ 1,5 kg, on part souvent sur 180°C, pendant 25 Ă  35 minutes selon l’épaisseur. On le pose sur un lit de tomates et d’oignons, ou avec fenouil et citron. L’odeur qui s’échappe doit rester fraĂźche et herbacĂ©e, pas “poissonnerie”.

Le signe tactile qu’on surveille : la chair doit se dĂ©tacher facilement prĂšs de l’arĂȘte, sans se rĂ©duire en miettes sĂšches. Si on doit forcer, c’est pas assez cuit. Si tout s’effondre et qu’un jus blanc abondant sort, on est dĂ©jĂ  un peu trop loin.

Plancha et barbecue : le goût grillé, mais sans dessécher

En Ă©tĂ©, on adore le mulet grillĂ©. Sur plancha bien chaude, on huile lĂ©gĂšrement, on sale au dernier moment, et on cuit vite. Notre erreur du dĂ©but : feu trop doux, poisson qui “cuit” au lieu de saisir, peau qui colle, chair qui perd son jus. Maintenant, on cherche une surface vraiment chaude, et on accepte de ne pas tripoter.

Astuce maison : si on le cuit entier au barbecue, on le laisse parfois non Ă©caillĂ© (selon l’usage local) et on mise sur une cuisson douce-couverte, en surveillant. La peau protĂšge, et on rĂ©cupĂšre une chair parfumĂ©e, idĂ©ale avec un simple filet d’huile d’olive et du citron.

Papillote, vapeur, pochage : pour garder le moelleux

Quand on veut une texture trĂšs tendre, la papillote est imbattable. On ajoute un trait de vin blanc sec, des herbes, une rondelle de citron, et on referme bien. À 180°C, des filets cuisent souvent en 12 Ă  18 minutes. À la vapeur, on surveille encore plus, parce que ça va vite : dĂšs que la chair devient opaque et se sĂ©pare en pĂ©tales, on stoppe.

Le pochage au court-bouillon marche trĂšs bien aussi, surtout si on prĂ©voit ensuite une sauce. On ne fait pas bouillir fort : un frĂ©missement suffit. LĂ  aussi, le mulet est “poli” : il prend le parfum du laurier, du poivre, d’un peu de vin blanc, sans devenir dominant.

Trois erreurs qu’on voit souvent (et qu’on a faites) + comment les Ă©viter

  • đŸ”„ Cuisson trop longue : on croit bien faire, on assĂšche. Solution : minuter, viser des signes (chair qui se dĂ©tache), et arrĂȘter dĂšs que c’est cuit.
  • đŸŒ«ïž Poisson d’origine vaseuse pour une cuisson simple : le goĂ»t ressort. Solution : demander la provenance, privilĂ©gier haute mer, ou choisir une recette en sauce tomate/Ă©pices si on a un doute.
  • 🧂 Assaisonnement agressif : trop de sel, trop d’ail cru, ça Ă©crase la finesse. Solution : herbes, citron, huile d’olive, et l’ail plutĂŽt confit ou doucement revenu.

IdĂ©es de plats testĂ©s chez nous : du quotidien au plus “iodĂ©â€

Quand on veut un plat facile : mulet au four Ă  la provençale, tomates, oignons, thym, un filet d’huile d’olive. Quand on veut une assiette plus “terre-mer”, on a dĂ©jĂ  fait une version inspirĂ©e de Bayonne : lardons, champignons, vin blanc sec, quelques raisins ajoutĂ©s en fin de cuisson pour le cĂŽtĂ© doux. C’est Ă©tonnant, mais ça fonctionne si on reste lĂ©ger sur les lardons.

Et puis il y a la poutargue. On la sert en lamelles trĂšs fines sur un toast grillĂ© avec un peu de beurre, ou rĂąpĂ©e sur des pĂątes Ă  l’huile d’olive. On respire l’iode, on salive, et on comprend pourquoi certains l’appellent le “caviar” mĂ©diterranĂ©en. L’insight qui nous guide ici : avec le mulet, la justesse vient plus de la maĂźtrise du geste que de la complexitĂ© de la recette.

Le mulet a-t-il beaucoup d’arĂȘtes ?

Dans notre expĂ©rience, le mulet a plutĂŽt peu d’arĂȘtes gĂȘnantes, surtout comparĂ© Ă  certains poissons plus petits. En entier, l’arĂȘte centrale structure bien le poisson et les filets se lĂšvent facilement. Prenons juste le temps de passer le doigt sur le filet avant de servir, surtout pour des enfants.

Comment éviter le goût de vase avec le poisson mulet ?

On le limite surtout dĂšs l’achat : Ă©cailles brillantes, odeur fraĂźche, chair ferme, et si possible une provenance au large. Si on a un doute, on privilĂ©gie une cuisson au four avec tomates, herbes, citron, ou une recette un peu plus aromatique plutĂŽt qu’une cuisson vapeur trĂšs neutre, qui laisse ressortir les notes terreuses.

Peut-on manger le mulet cru en tartare ou carpaccio ?

Oui, mais on applique une rĂšgle de sĂ©curitĂ© simple : congeler le poisson Ă  -18°C pendant 7 jours avant une consommation crue ou trĂšs peu cuite. Sinon, on peut aussi sĂ©curiser par une cuisson Ă  cƓur d’environ 1 minute Ă  60°C si on vise un mi-cuit.

Que faire avec la poutargue (Ɠufs de mulet) sans rater le dosage ?

On la traite comme un condiment : en lamelles trÚs fines sur un toast, ou rùpée en petite quantité sur des pùtes, du riz, une salade de pommes de terre tiÚde. On goûte, on ajuste, et on évite de saler trop tÎt le plat, car la poutargue apporte déjà une salinité et une puissance iodée fortes.

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