Poids blanc d’Ɠuf : comment le mesurer et pourquoi c’est important

dĂ©couvrez comment mesurer le poids du blanc d'Ɠuf et pourquoi cette Ă©tape est essentielle pour rĂ©ussir vos recettes en cuisine avec prĂ©cision.

Un dimanche matin, on a tous vĂ©cu ce moment : une envie de mousse au chocolat, un gĂąteau “vite fait”, ou une tournĂ©e de macarons pour un anniversaire
 et la recette qui demande “120 g de blancs”. Sur le plan de travail, il y a une boĂźte d’Ɠufs pas tout Ă  fait homogĂšnes, une coquille fĂȘlĂ©e, un calibre qu’on n’a pas regardĂ©, et cette petite hĂ©sitation : on fait “au pif” ou on sort la balance ? Avec le temps, on a appris que le poids blanc d’Ɠuf est un dĂ©tail qui change tout dĂšs qu’on vise une texture prĂ©cise. Un blanc un peu trop lĂ©ger, et la meringue sĂšche ou graine. Un blanc trop gĂ©nĂ©reux, et la pĂąte se liquĂ©fie, la mousse retombe, la cuisson se dĂ©rĂšgle.

Ce qui nous intĂ©resse ici, ce n’est pas de cuisiner au milligramme pour se compliquer la vie. C’est d’avoir des repĂšres fiables pour rĂ©ussir rĂ©guliĂšrement, mĂȘme un soir de semaine, mĂȘme avec des Ɠufs diffĂ©rents, mĂȘme sans matĂ©riel “pro”. On va voir comment mesurer poids blanc proprement, comment estimer si on n’a pas de balance, et surtout l’importance poids blanc Ɠuf selon les recettes. Parce qu’un blanc, ce n’est pas seulement “de l’eau et des protĂ©ines” : c’est une matiĂšre qui mousse, qui structure, qui sĂšche, qui tient
 et qui mĂ©rite qu’on la comprenne un peu pour cuisiner plus sereinement.

En bref

  • đŸ„š Un blanc de calibre M pĂšse le plus souvent 30 Ă  36 g (on retient souvent 35 g comme repĂšre pratique).
  • ⚖ Pour une cuisine prĂ©cise, on pĂšse dans un bol tarĂ© : c’est la façon la plus fiable de mesurer poids blanc.
  • 📏 Sans balance, on peut raisonner en volume : environ 30 ml par blanc moyen, soit 2 cuillĂšres Ă  soupe rases.
  • 🧁 Les recettes sensibles (meringues, macarons, mousses) rĂ©agissent Ă  quelques grammes : c’est lĂ  que l’importance poids blanc Ɠuf se voit immĂ©diatement.
  • 🧊 Les blancs se gardent 2 Ă  4 jours au frais et jusqu’à 6 mois au congĂ©lateur, portionnĂ©s pour Ă©viter le gaspillage.
  • đŸ’Ș CĂŽtĂ© nutrition Ɠuf, le blanc apporte surtout des protĂ©ines Ɠuf et trĂšs peu de calories, sans lipides.

Table of Contents

RepĂšres de poids blanc d’Ɠuf : calibres, variations et lecture utile des boĂźtes

Quand on veut avancer sans stress, on commence par un repĂšre simple : un blanc d’Ɠuf de calibre M tourne autour de 35 g. Dans la vraie vie, on observe plutĂŽt une fourchette : 30 Ă  36 g selon les Ɠufs, la saison, et parfois la “gĂ©nĂ©rositĂ©â€ naturelle d’une boĂźte. C’est prĂ©cisĂ©ment pour ça que compter “3 blancs” n’est pas toujours Ă©quivalent Ă  “105 g” : parfois on tombe juste, parfois on se retrouve avec 10 g d’écart, et sur une meringue, ça se voit.

Le calibre, c’est notre premier garde-fou. En Europe, on retrouve le plus souvent S, M, L, XL, indiquĂ©s sur la boĂźte. Le calibre dĂ©crit le poids de l’Ɠuf entier, coquille comprise, mais il donne une idĂ©e assez fiable de la masse de blanc. En cuisine quotidienne, on a pris l’habitude de noter mentalement deux choses : “M = standard recettes” et “XL = attention, ça peut dĂ©border”. Et quand on a un mĂ©lange de tailles (ça arrive quand on achĂšte en vrac), on sait qu’on doit passer Ă  la balance.

Poids blanc d’Ɠuf par calibre : des fourchettes utiles, pas des dogmes

On peut retenir ces ordres de grandeur, trĂšs pratiques au moment d’ajuster une prĂ©paration. On ne cherche pas la vĂ©ritĂ© absolue, on cherche des repĂšres qui Ă©vitent les mauvaises surprises. Un calibre S donne souvent un blanc plus petit, tandis qu’un calibre XL peut ĂȘtre presque “un blanc et demi” par rapport Ă  un petit Ɠuf.

Calibre đŸ„š Poids total Ɠuf (approx.) ⚖ Poids du blanc (fourchette) 📌 À quoi ça nous sert en cuisine 🍰
S < 50 g 25–30 g Utile quand on veut limiter l’humiditĂ©, mais attention aux recettes “au nombre”.
M 50–60 g 30–36 g (repùre 35 g) Base la plus courante pour pñtisserie maison, conversions faciles.
L 60–70 g 36–42 g Bien pour omelettes et blancs montĂ©s volumineux, mais on pĂšse pour macarons.
XL > 70 g 42–45 g À manier avec prĂ©cision : un seul Ɠuf peut faire basculer une pĂąte dĂ©licate.

Ce tableau nous a sauvĂ© plus d’une fois. On se rappelle notamment une tournĂ©e de financiers oĂč on avait suivi “4 blancs” avec des Ɠufs XL : pĂąte trop fluide, bords qui croustillent trop vite, centre humide. La deuxiĂšme fois, on a pesĂ©, et tout est rentrĂ© dans l’ordre. C’est exactement ça, la logique : comprendre les variations pour reprendre la main.

Conversions rapides : quand on veut avancer sans calculatrice

En cuisine, on aime les raccourcis qui fonctionnent. Pour un calibre M, on garde souvent ces Ă©quivalences en tĂȘte : 100 g ≈ 3 blancs, 200 g ≈ 6 blancs. Et si la recette demande 150 g, on sait qu’on sera autour de 4 Ă  5 blancs selon la taille rĂ©elle. Ce n’est pas une incitation Ă  “faire au hasard”, c’est un filet de sĂ©curitĂ© pour prĂ©parer les Ɠufs Ă  l’avance.

Et une question revient souvent : “un blanc, c’est quel pourcentage de l’Ɠuf ?” Dans notre pratique, on retient que le blanc reprĂ©sente environ 60% du poids total. Ce repĂšre aide quand on a un doute sur un Ɠuf “vraiment gros” ou “vraiment petit” : on anticipe la quantitĂ© de blanc qu’il donnera, mĂȘme avant de casser.

À partir de là, on peut passer à l’essentiel : comment peser proprement, et quelles techniques de mesure tiennent la route au quotidien.

Mesurer le poids du blanc d’Ɠuf : balance, volumes, et techniques de mesure fiables

Pour mesurer poids blanc sans se tromper, on revient toujours Ă  la mĂȘme mĂ©thode : une balance Ă©lectronique et un bol. Ce n’est pas “luxueux”, c’est juste pratique. On l’a appris Ă  force de petites erreurs : un blanc trop peu montĂ© parce qu’on avait sous-dosĂ©, une pĂąte trop souple parce qu’on avait ajoutĂ© “un blanc de plus pour ĂȘtre sĂ»r”. La balance remet tout Ă  plat, littĂ©ralement.

La méthode qui marche à tous les coups : pesée avec tare, blanc par blanc

Notre geste est simple et rĂ©pĂ©table. On pose un bol sur la balance, on appuie sur tare, et on ajoute les blancs au fur et Ă  mesure. L’intĂ©rĂȘt de procĂ©der “blanc par blanc” est Ă©norme : on s’arrĂȘte exactement Ă  la valeur demandĂ©e, sans se retrouver Ă  devoir rattraper un surplus.

Si on dĂ©passe de 5 g, on ne panique pas. On retire avec une cuillĂšre un peu de blanc, on revient au bon chiffre, et on garde le surplus pour une omelette ou un coup de pinceau sur une brioche. Cette micro-gestion, c’est la base de la cuisine prĂ©cise, et ça fait gagner du temps sur les ratĂ©s.

Sans balance : volumes et repÚres réalistes (avec leurs limites)

Il y a des jours oĂč la balance est rangĂ©e, en panne, ou tout simplement absente. Dans ce cas, on peut mesurer au volume. Un blanc moyen correspond grosso modo Ă  30 ml, soit 2 cuillĂšres Ă  soupe rases. C’est utile pour des recettes tolĂ©rantes : pancakes, omelettes lĂ©gĂšres, gĂąteaux simples.

On reste lucides : sur une meringue italienne ou des macarons, l’écart de densitĂ© et de taille d’Ɠuf se cumule vite. LĂ , si on n’a pas de balance, on prĂ©fĂšre choisir une recette qui accepte l’approximation plutĂŽt que de s’acharner et d’ĂȘtre déçu.

Techniques de mesure : séparer proprement pour ne pas fausser le poids

Peser juste commence par sĂ©parer proprement. Le piĂšge classique, c’est une trace de jaune dans le blanc. Sur le papier, ça n’ajoute “que” quelques grammes, mais en pratique, ça change la montĂ©e : les blancs prennent moins d’air et se stabilisent moins bien. On l’a vu sur des pavlovas : volume correct au dĂ©but, puis relĂąchement rapide, surface moins nette.

Notre routine :

  • đŸ„Ł Casser l’Ɠuf dans un petit bol intermĂ©diaire, pas directement dans le grand saladier.
  • đŸ§Œ Travailler avec un bol propre et sec (l’eau et le gras sabotent les blancs).
  • 🧊 Si l’Ɠuf est trĂšs froid, le laisser 10 minutes Ă  tempĂ©rature ambiante pour une sĂ©paration plus nette.
  • 🔁 En cas de coquille tombĂ©e, l’enlever avec un morceau de coquille plutĂŽt qu’avec les doigts (ça glisse moins).

Cette rigueur n’est pas “maniaque”. Elle Ă©vite juste de fausser la mesure et d’abĂźmer la texture, ce qui nous amĂšne naturellement au sujet suivant : l’importance poids blanc Ɠuf et pourquoi quelques grammes se sentent autant dans l’assiette.

Une fois qu’on sait peser, on peut commencer Ă  relier la quantitĂ© exacte au rĂ©sultat final : volume, tenue, craquant, moelleux, et mĂȘme odeur Ă  la cuisson.

Pourquoi le poids des blancs change tout : meringue, macarons, mousse et autres textures

On pourrait croire que le blanc d’Ɠuf est “neutre”. En rĂ©alitĂ©, il pilote une grande partie de la structure, surtout quand on le monte. La valeur nutritionnelle et la composition comptent, bien sĂ»r, mais en pĂątisserie ce sont surtout les protĂ©ines qui font le travail : elles se dĂ©plient, capturent l’air, et forment un rĂ©seau. Donc si on change la quantitĂ© de blanc, on change la quantitĂ© de rĂ©seau
 et la recette se comporte autrement.

Meringue : le ratio blanc/sucre ne pardonne pas

On a tous fait l’erreur : “j’ai 2 blancs, je mets du sucre au feeling”. RĂ©sultat : meringues qui perlent, qui collent, ou qui brunissent trop vite. Quand on raisonne en grammes, tout devient plus stable. Un exemple concret : pour une meringue française, on utilise souvent un ratio proche de 1:2 (blanc : sucre). Si on a 100 g de blancs et qu’on met 200 g de sucre, on obtient une masse brillante, qui tient mieux au pochage et sĂšche plus rĂ©guliĂšrement.

À l’inverse, si nos “3 blancs” ne font en rĂ©alitĂ© que 85 g, et qu’on garde 200 g de sucre, la meringue devient plus dense, parfois granuleuse, et elle cuit diffĂ©remment. On peut la rĂ©ussir quand mĂȘme, mais on perd la reproductibilitĂ©. C’est lĂ  que la cuisine prĂ©cise rend service : on n’est plus dans l’à-peu-prĂšs.

Macarons : l’humiditĂ© se joue Ă  quelques grammes

Sur les macarons, on a une obsession simple : contrĂŽler l’humiditĂ©. Trop de blanc et la pĂąte est trop fluide, s’étale, perd sa collerette. Pas assez et la masse est trop Ă©paisse, on a des pointes, une surface moins lisse. Les recettes qui demandent “vieillir” les blancs cherchent justement Ă  rĂ©duire un peu l’eau disponible, pour une texture plus maĂźtrisĂ©e.

Quand on pĂšse, on peut mĂȘme adapter : si on sait que nos blancs sont trĂšs frais et “gorgĂ©s”, on peut les laisser 24 h au rĂ©frigĂ©rateur (couverts), ou les tempĂ©rer avant utilisation. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est un levier. Et c’est exactement le genre de petite dĂ©cision qui fait passer d’un rĂ©sultat alĂ©atoire Ă  quelque chose de rĂ©gulier.

Mousse au chocolat : équilibre entre légÚreté et tenue

La mousse est un bon terrain d’apprentissage. Trop de blancs par rapport au chocolat, et on obtient une mousse trĂšs aĂ©rienne mais fragile, qui retombe ou rend un peu d’eau au frigo. Pas assez, et elle devient dense, presque “truffe” au lieu de mousse. Quand on suit une recette au gramme, on obtient une texture stable : une cuillĂšre qui s’enfonce avec une rĂ©sistance lĂ©gĂšre, puis une fonte nette en bouche.

On reviendra plus loin sur une recette-test avec 105 g de blancs. Ce chiffre a l’air arbitraire, mais il correspond Ă  un Ă©quilibre qu’on a refait plusieurs fois, jusqu’à obtenir la tenue qu’on aime aprĂšs 4 heures de froid.

Omelette blanche, cocktails, et cuisine salĂ©e : la prĂ©cision peut ĂȘtre plus souple

Dans le salĂ©, on peut souvent ĂȘtre moins strict. Une omelette aux blancs supporte un blanc de plus ou de moins. En revanche, dĂšs qu’on cherche une texture “soufflĂ©e” (soufflĂ© au fromage, terrine lĂ©gĂšre) ou une Ă©mulsion stable, peser redevient utile. MĂȘme un cocktail avec mousse (type sour) se comporte mieux quand on garde la mĂȘme quantitĂ© de blanc d’un essai Ă  l’autre.

Ce fil conducteur est simple : plus la recette dĂ©pend d’une structure d’air, plus le gramme compte. Et avant mĂȘme de peser, il y a un autre paramĂštre qui joue : la qualitĂ© Ɠuf et ce qu’on peut observer pour un vrai contrĂŽle qualitĂ© Ɠuf Ă  la maison.

Comprendre les signes d’un blanc “en forme” ou “fatiguĂ©â€, c’est souvent la diffĂ©rence entre rattraper une prĂ©paration et la subir.

QualitĂ© Ɠuf, fraĂźcheur et contrĂŽle qualitĂ© Ɠuf : ce qu’on observe en cuisine, sans paranoĂŻa

On n’a pas besoin d’ĂȘtre laboratoire pour pratiquer un petit contrĂŽle qualitĂ© Ɠuf chez soi. Ce qu’on cherche, c’est de savoir si nos blancs vont monter facilement, tenir une meringue, ou au contraire se montrer capricieux. La qualitĂ© Ɠuf, ce n’est pas qu’une question “bio/pas bio” : c’est aussi la fraĂźcheur, la façon dont l’Ɠuf a Ă©tĂ© stockĂ©, et l’état du blanc quand on le casse.

Ce que nous disent nos yeux et nos mains quand on casse l’Ɠuf

Un Ɠuf trĂšs frais a souvent un blanc plus “ferme” : on voit une partie Ă©paisse qui se tient autour du jaune, et une partie plus liquide qui s’étale. Quand l’Ɠuf vieillit, le blanc devient plus fluide, il s’étale davantage, et la sĂ©paration peut ĂȘtre moins nette. Ce n’est pas “mauvais” en soi, mais ça change la montĂ©e : un blanc trĂšs liquide peut monter, mais il demande parfois un peu plus de temps, et il peut ĂȘtre moins stable.

On a dĂ©jĂ  eu le cas sur une gĂ©noise : blancs montĂ©s beaux au fouet, puis retombĂ©s pendant l’incorporation de la farine, comme si la mousse s’était “vidĂ©e”. En repassant sur l’essai suivant, on a remarquĂ© que nos Ɠufs Ă©taient plus vieux. On a corrigĂ© en fouettant un peu moins fort mais plus longtemps, et en ajoutant le sucre plus progressivement. RĂ©sultat : mousse plus stable, meilleure tenue.

Température et montée : une rÚgle simple, mais pas rigide

On lit souvent “blancs Ă  tempĂ©rature ambiante”. Dans la pratique, on vise surtout des blancs ni glacĂ©s, ni chauds. Sortis 15 Ă  20 minutes avant, c’est trĂšs bien. Les blancs trop froids se sĂ©parent parfois moins facilement et peuvent prendre un peu plus de temps Ă  mousser. À l’inverse, des blancs trop tiĂšdes peuvent devenir plus instables si on les surbat.

La clĂ©, c’est d’observer : on arrĂȘte le batteur quand on obtient le bec d’oiseau, ou des pics fermes selon la recette. On ne se fie pas uniquement au temps au chronomĂštre.

Nutrition Ɠuf : ce qu’apporte rĂ©ellement le blanc (et pourquoi ça nous intĂ©resse)

Si on parle nutrition Ɠuf, le blanc est surtout une solution simple pour ajouter des protĂ©ines Ɠuf sans apporter de gras. Dans un blanc moyen, on trouve principalement de l’eau et des protĂ©ines, ce qui explique sa faible densitĂ© calorique. En cuisine, ce profil nutritionnel a un effet indirect : il rend le blanc trĂšs polyvalent pour allĂ©ger des prĂ©parations (omelette, pancakes, mousse).

On garde tout de mĂȘme une rĂšgle de bon sens : dĂšs qu’on consomme des blancs, on les cuit correctement, surtout si on cuisine pour des enfants, des femmes enceintes ou des personnes fragiles. La texture et la sĂ©curitĂ© alimentaire vont souvent dans le mĂȘme sens : un blanc bien cuit, c’est aussi un blanc dont les protĂ©ines ont changĂ© et qui se tient mieux dans beaucoup de recettes.

Lire aussi : idées du quotidien quand on a des blancs en trop

Quand on sait reconnaĂźtre un blanc “bien vivant” et qu’on a des repĂšres de conservation, on peut cuisiner plus souvent avec, sans gaspillage. C’est exactement ce qu’on aborde maintenant : organiser ses blancs, puis les utiliser dans une recette qui montre vraiment la diffĂ©rence entre “au nombre” et “au gramme”.

Conservation, organisation et recette-test : mousse au chocolat avec blancs pesés

On s’est longtemps retrouvĂ© avec des jaunes d’un cĂŽtĂ©, des blancs de l’autre, et aucune stratĂ©gie. Puis on a pris l’habitude de noter, portionner, et congeler. RĂ©sultat : moins de gaspillage, et surtout plus de libertĂ©. Un soir, on peut dĂ©cider de faire des rochers coco parce qu’on a “exactement 90 g de blancs” prĂȘts. C’est simple, mais ça change la vie.

Conserver les blancs : 2 à 4 jours au frais, 6 mois au congélateur

Au réfrigérateur, on garde les blancs 2 à 4 jours dans une boßte hermétique. On évite le petit bol filmé à la va-vite, parce que les blancs prennent les odeurs. On étiquette : date + poids approximatif. Ce petit geste rend la cuisine plus fluide.

Au congĂ©lateur, on portionne. Notre mĂ©thode prĂ©fĂ©rĂ©e : bacs Ă  glaçons, puis on transfĂšre les “glaçons de blanc” dans un sac congĂ©lation. On note le poids par portion (souvent 30 Ă  35 g), et la date. Pour dĂ©congeler, on passe au rĂ©frigĂ©rateur la veille, ou quelques heures dans un bol, jamais prĂšs d’une source de chaleur. Le blanc dĂ©congelĂ© monte trĂšs bien, surtout pour des prĂ©parations oĂč on ajoute du sucre.

Recette-test : mousse au chocolat (blancs pesés pour une texture stable)

Cette mousse, on l’a refaite plusieurs fois parce qu’elle montre exactement pourquoi le poids blanc d’Ɠuf compte. Avec 2 blancs “au hasard”, on a parfois une mousse trop compacte. Avec 4 blancs non pesĂ©s, elle devient aĂ©rienne mais fragile. Ici, on vise un Ă©quilibre : une mousse lĂ©gĂšre, qui tient une nuit au frigo sans rendre d’eau.

Temps réels : préparation 20 min, refroidissement chocolat 10 min, repos au froid 4 h minimum (mieux : une nuit).

Ingrédients (6 verrines)

  • đŸ« 200 g de chocolat noir (environ 70%)
  • đŸ„› 50 ml de crĂšme liquide entiĂšre
  • đŸ„š 105 g de blancs d’Ɠufs (souvent 3 blancs M, mais on pĂšse)
  • 🍬 30 g de sucre en poudre (adaptable)
  • 🧂 1 pincĂ©e de sel

Étapes (avec repùres visuels)

  1. On pĂšse les blancs : bol sur la balance, tare, puis on verse jusqu’à 105 g. C’est notre point d’ancrage pour une cuisine prĂ©cise.
  2. On fait fondre le chocolat avec la crĂšme au bain-marie, feu doux. Le mĂ©lange doit ĂȘtre lisse, brillant, sans surchauffe. DĂšs que c’est fondu, on retire.
  3. On laisse tiĂ©dir 10 minutes. Si le chocolat est trop chaud, il “cuit” les blancs et on obtient des grains.
  4. On monte les blancs avec le sel. On commence doucement, puis on accélÚre quand la mousse devient opaque. On vise des pics souples.
  5. On ajoute le sucre en pluie, en continuant à battre jusqu’à obtenir des pics plus fermes, brillants, mais sans aller jusqu’au blanc cassant.
  6. On incorpore le chocolat tiédi en trois fois, à la spatule, avec des mouvements du bas vers le haut. Le mélange doit rester aéré, couleur homogÚne.
  7. On répartit en verrines, puis frigo 4 heures. La mousse doit se figer tout en restant fondante.

Erreurs courantes qu’on a faites (et comment les Ă©viter)

  • ⚠ Chocolat trop chaud : on obtient une mousse granuleuse. Solution : tiĂ©dir et tester sur la lĂšvre du bol (doit ĂȘtre juste tiĂšde).
  • ⚠ Blancs surbattus : la mousse se mĂ©lange mal, texture sĂšche. Solution : arrĂȘter dĂšs que les pics se tiennent.
  • ⚠ Dosage “au nombre” : une fois sur deux, la tenue varie. Solution : mesurer poids blanc et noter ce qu’on a fait.

On peut adapter le sucre : Ă  20 g pour une version moins sucrĂ©e, ou Ă  40 g si le chocolat est trĂšs amer. Mais on garde la quantitĂ© de blanc stable, parce que c’est elle qui dicte la structure.

Quel est le poids de 4 blancs d’Ɠufs ?

Ça dĂ©pend du calibre. En repĂšre pratique, avec des Ɠufs M, on est souvent autour de 4 × 35 g = 140 g. Si vous avez des S, vous serez plutĂŽt vers 110–120 g, et avec des XL, on peut monter Ă  170–180 g. Pour une cuisine prĂ©cise, on pĂšse directement les blancs dans un bol tarĂ©.

Comment mesurer le poids du blanc d’Ɠuf sans balance ?

On peut passer par le volume : un blanc moyen correspond Ă  environ 30 ml, soit 2 cuillĂšres Ă  soupe rases. C’est fiable pour des recettes simples. Pour des macarons, meringues ou mousses, on conseille vivement la balance, car l’écart de quelques grammes change la texture.

Pourquoi l’importance poids blanc Ɠuf est si forte en pñtisserie ?

Parce que le blanc monte en mousse grĂące Ă  ses protĂ©ines : la quantitĂ© exacte influence le volume, la stabilitĂ© et l’humiditĂ© d’une pĂąte. Sur des recettes sensibles (meringue, macarons), 10 g d’écart peuvent suffire Ă  modifier la tenue, le sĂ©chage ou l’aspect final.

Combien de temps peut-on conserver des blancs d’Ɠufs ?

Au rĂ©frigĂ©rateur, on les garde 2 Ă  4 jours dans un rĂ©cipient hermĂ©tique. Au congĂ©lateur, ils se conservent jusqu’à 6 mois, idĂ©alement portionnĂ©s et Ă©tiquetĂ©s. On dĂ©congĂšle au frigo pour prĂ©server leur capacitĂ© Ă  monter.

Le blanc d’Ɠuf est-il intĂ©ressant cĂŽtĂ© valeur nutritionnelle ?

Oui : cĂŽtĂ© nutrition Ɠuf, le blanc apporte surtout des protĂ©ines Ɠuf, avec trĂšs peu de calories et quasiment pas de lipides. C’est utile pour allĂ©ger certaines recettes ou augmenter l’apport protĂ©ique, en gardant une texture agrĂ©able quand on le travaille correctement.

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